
Ce matin, je me lève et en passant devant ma fenêtre de cuisine, j'aperçois un volatile perché sur une des cheminées du bloc appartement voisin. Normalement, ce sont des moineaux, des mainates, des corneilles, des étourneaux ou des pigeons que l'on voit là-dessus.
Pas ce matin.
Au début je croyais avoir vu une tourterelle mais c'était bien trop trapu pour une tourterelle triste. J'ai eu un flash. J'ai couru vers mes jumelles, des vieilles tasco achetées en 1977 par mon popa, pour pouvoir mieux apprécier le volatile et... c'était bien un faucon crécerelle, en train de dévorer un de ces sales moineaux domestiques, un des passereaux les plus violents de la Terre.
J'ai bien tenté de le prendre en photo de proche, sans succès, jusqu'à ce que j'aie un autre flash. J'ai mis mon appareil photo sur une des lunettes des jumelles et *click* voici ce que ça donne.
And the birds tore the sky apart
for there was no more air to breathe
Only the hawk chose not to leave
for he clawed out my heart