Ceux qui espéraient un peu d'action dans cette course à la chefferie du Parti Québécois sont enfin servis. André Boisclair qui détonne un peu du reste des candidats du P.Q. par son âge, son background ainsi que d'autre menus détails, vient de voir sa campagne de charme et de transparence se retourner un peu contre lui en raison de la propension au vedettariat et au potinage qu'ont développé les médias (au point du raffinement où la vie privée de l'artistocratie québécoise est devenue un outil puissant de marketing et d'homogéinisation culturelle) Boisclair se retrouve aspiré (sniffé?) dans une tornade médiatique et, comme d'habitude, on se presse pour voir l'étendue des dégâts.
Personnellement, comme je ne voterai pas pour Boisclair et que j'ai depuis longtemps abandonné le P.Q. comme le pendant bleu (souverainiste) du Parti Libéral, je n'ai pas grand chose à dire sur cette histoire de cocaïne sinon que ça ne change pas grand chose au personnage politique.
Prendre de la cocaïne n'a pas empêché George W. Bush de prendre la tête de la présidence des États-Unis. Mais comme Bush est une personne incompétente et peu intelligente en plus d'être complètement déconnectée de la réalité, je ne vois pas là non plus en quoi cela aurait changé grand chose à son mandat.
S'il fallait que les postes décisionnels soient refusés à des personnes ayant consommé de la drogue, je dois vous dire qu'il faudrait mettre à terre l'économie et les gouvernements de tous les pays... En Amérique du Nord on n'échappe pas à la règle. La plupart des dirigeants d'entreprises carburent à une substance quelconque, illégale ou non (ou les deux). Et ils ont de l'argent pour éviter de se faire prendre sur le fait.
Posted by phonono at septembre 20, 2005 10:43 AM