Je ne sais pas si cela a été le cas pour beaucoup de gens, mais cette chute de neige abondante qu'on a appelé tempête, qui s'est abattue sur Montréal et une bonne partie de la province de Québec la plus densément peuplée, a eu sur moi l'effet d'un wet dream.
D'abord, le matin, devant toute cette neige recouvrant entièrement les voitures et les rues, une sorte d'extase s'est emparé de moi. L'hiver est une de mes saisons préférée mais, invariablement le peu de neige qui tombe à chaque année est évacué, que dis-je, annihilé de manière assez expéditive.
Sans protester, mon fils a enfilé sa salopette d'hiver pour pouvoir déambuler dans l'amoncellement sans se mouiller. Dehors, l'air était différent des autres matins et surtout, il y a avait moins de bruit, mais ce n'était pas la neige qui absorbait les ondes sonores... non... quelque chose d'encore plus puissant.
Les automobiles étaient presque complètement absentes des rues et des routes, probablement délaissées par des citoyens incapables de penser à d'autre chose que leurs tas de tôles, incapables de considérer le transport en commun ou même *gaspe* la marche. C'est donc sans trop de problème que je me suis rendu à l'école, mon fils sur les épaules comme d'habitude. Peu gêné par la neige (je suis habitué à y marcher depuis que je suis petit) je trouvais paradoxal le fait de voir cette capitale de l'hiver presque paralysée par de la neige... l'école située à peine 10 minutes à pied de chez moi, j'ai pu profiter de quelques instants à dire bonjour aux trois autres écoliers présents dans la classe de mon fils, puis j'ai filé vers l'université McGill pour travailler sur mes recherches. Pour revenir de McGill, au lieu d'emprunter le chemin de fer souterrain, j'ai préféré réutiliser mes jambes.
Le paroxysme de mon wet dream s'est déroulé devant moi... pas de voitures (ou si peu) dans les rues, les passants s'amusant dans la neige, tout le monde cicrulant au milieu de l'asphalte à moitié enneigée, les automobilistes tentant d'extirper leurs aspirateurs à billets verts des bancs de neige et de l'amoncellement de flocons.
Si toutes les journées d'hiver pouvaient ressembler à ça...
Posted by phonono at décembre 16, 2005 10:27 PMcriss que je te comprends...j'ai marché juste pour être sur de me souvenir de cette journée.
Bon je me suis fait holduper dans mon dep...mais bon ça arrives des fois.
L'important c'était que je me sentais plus fort que tout ses gens qui ont paniqués devant cette bordée...mon pti velours.
a+ pho