Pour faire écho à la question posée par Dag Nasty il y a une vingtaine d'années, il est indispensable, après avoir fait le cheminement d'inspecter les ingrédients de ce que l'on ingère chaque jour, d'enquêter sur les constituants des divers produits d'hygiène corporelle qui nous servent à entretenir notre carcasse à chaque jour.
Comme une grande partie de ces produits sont superflus, il faut surtout limiter ses achats à ce qui constitue réellement des produits utiles. Par exemple, dans le cas de l'entretien ménager, du jus de citron, du vinaigre, du bicarbonate de soude (poudre à pâte) sont trois éléments de base qui suffiront à nettoyer vos trucs. J'ai débouché plus d'un lavabo avec du vinaigre et du "soda à pâte".
Au passage, je me dois d'écorcher la compagnie "Body Shop" qui, par l'entremise d'un type de néo-colonialisme, exploite les ressources des jungles tropicales du monde au bénéfice des nantis du "First World", pour des produits parfois frisant l'arnaque.
Par contre, pour avoir une idée de la toxicité des produits d'hygiène que vous consommez, les site Skin Deepest une bonne idée de point de départ.
Posted by phonono at février 18, 2006 01:52 PMTes sources, quand tu parles du Bosy Shop, tu les prends où?
Posted by: sof. on février 20, 2006 06:27 PMEn fait cette mise en doute de Body Shop a commencé en 1994 avec des articles de Business Ethics qui critiquait la facade de Body Shop mais surtout son hypocrisie. À ce sujet, l'article de John Entine, "Queen Of Bubble Bath" tente d'éclaircir les rumeurs concernant la mythomanie de Roddick, la fondatrice de la compagnie
Roddick avait elle-même "blasté" sa propre compagnie en 2001 (je l'ai gardé en archives, mais évidemment, comme ça avait été publié le 24 août 2001, c'est passé vite sous silence à cause d'on sait quoi.)
Ce qui est dommage, c'est que Roddick parle elle-même de 'misused efficiency' concernant les milliers de litres de pétrole gaspillés pour trasporter de la bouffe partout dans le monde mais ses produits de beauté sont transportés partout dans le monde avec quoi? Des albatros aux stéroïdes?
L'image de Body Shop a peut-être été reconstruite avec un PR man au passé douteux :
Source: O'Dwyer's PR Daily, July 19, 2001
The Body Shop has picked Ruder Finn to promote the company's U.S. store expansion. RF will handle several events and local PR campaigns aimed at increasing awareness and attracting traffic to Body Shop's new locations. In contrast with the Body Shop's animal and environment friendly image, Ruder Finn owns the almost legendary E. Bruce Harrison Company. Harrison is ironically considered "the founder of green PR" because of his work for the pesticide industry in the 1960s when he helped lead the attack on author Rachel Carson and her environmental classic, Silent Spring. E. Bruce Harrison and Company has also represented the Global Climate Coalition, an industry-funded group that between 1994-97 spent more than $1 million each year to downplay the threat of climate change. Ruder Finn also worked in the 90s for the Republic of Croatia, the Republic of Bosnia-Herzegovina, and the parliamentary opposition in Kosovo, for which it won the 1996 CIPRA award. Ruder Finn lists as current clients Citibank, Novartis, Pfizer, Consumer Union, and Lexis-Nexis among others.
J'aime pas Greenpeace, ils voient tout noir ou tout blanc mais je link quand même leur article sur Body Shop (gp London)
Ce que me racontent les gens qui travaillent sur le terrain (les anthropologues qui ont oeuvré pour les sous-contractants de Body Shop) c'est un peu la même histoire qu'avec n'importe laquelle multinationale : c'est les Blancs qui se tapent tout le fric et nous on épuise encore un peu plus nos ressources locales...
Posted by: phonono on février 20, 2006 10:01 PMIl faut vraiment en prendre et en laisser dans les articles que tu mets en lien.
Le Body Shop n'est pas une secte, je suis donc capable de voir le revers de la médaille, mais je continue de penser (et d'espérer) que le Body Shop garde, malgér la fait qu'Anita ne soit plus vraiment à sa tête, une bonne éthique. Je dis "bonne" parce qu'"irréprochable" serait impossible à accomplir.
Sauf que j'ai l'impression que c'est ce que les auteurs des articles s'attendent à trouver.
C'est certains qu'une business de ce genre est là pour le cash, peu importe la bannière qu'ils portent pour y arriver. Mais selon moi, entre Colgate qui pose certains gestes pour faire du cash et Body Shop qui tente de faire du commerce équitable pour faire aussi du cash, y'en a au moins un qui essaie. Comme dit sof, irréprochable c'est impossible, heck, on peut probablement blâmer des personnes qui donnent à manger aux pauvres dans la rue, mais au moins ils essaient.
Posted by: d. on février 21, 2006 01:58 PM