juillet 12, 2006
{~} La révolution n'aura pas lieu (?) {~}

J'ai repris le vélo depuis trois mois déjà, on and off parce que mon dérailleur avant est scrap. Je suis revenu avec mon vieux Aquila acheté en 1992 pour la modique somme de 800 douilles, mon béssik suédois ramené de Finlande pour 250 euros ayant le dérailleur principal rouillé (vu que c'est encore permis de mettre du sel sur les rues de Montréal) et n'ayant pas vraiment de temps pour remettre tout ça à neuf... non mais ma vieille selle Vetta, fendue en deux, je l'ai réparée avec du duct tape au lieu d'installer celle presque neuve que j'ai trouvée dans un bac de recyclage.

Bon toujours que même avec ma vieille bécane qui n'attire pas la convoitise des voleurs de vélo, je réussis à me déplacer dans Mourial sans trop de problèmes, si ce n'est l'augmentation susbtantielle l'été venu des cyclistes du dimanche qui oublient qu'ils ne sont pas seuls... heureusement si je me tiens loin des pistes cyclables, j'ai moins de chance de pogner un couple de cyclotouristes qui n'ont jamais vu la grosse église sur Rachel ou le faux étang du Parc Lafontaine.

Parlant de pistes cyclables, je me rappelle l'an dernier d'avoir eu des discussions édifiantes sur l'avenir du vélo à Montréal; j'avais eu espoir que les stationnements latéraux des rues normalement destinés aux totomobiles soient de plus en plus dédiés aux béssiks (comme on peut en voir sur Sainte-Catherine, Mont-Royal et quelques autres endroits), on m'avait raconté et même promis que le boulevard Maisonneuve aurait sa voie cyclable réservée et que la Féria du vélo serait plus conviviale.

Mais rien de tout ça s'est matérialisé et, même si on aurait pu, en théorie, profiter du fait que l'on a refait complètement les rues Sainte-Catherine, Maisonneuve, Berri (entre Sherbrooke et Maisonneuve) à neuf et réserver des voies pour les cyclistes en posant des poteaux amovibles sur une voie normalement réservée pour les stationnements, mais comme ce serait trop demander aux entrepreneurs en construction et qu'on pourrait déranger les habitudes des touristes, cette solution n'a pas été retenue.

En fait, je vois bien que le vélo au Québec ce n'est pas principalement un moyen de transport. Oui, j'en vois des Montréalais qui, de toute évidence, utilisent leur deux-roues pour toutes sortes de raisons mais beaucoup de cyclistes sur les pistes (et ailleurs) sont des sportifs ou des touristes (ce qui revient au même) et, déjà que les automobilistes sont dangereux, les cyclistes aussi, rien que du fait de l'augmentation de leur nombre...

Je vois déjà plein de tarlas qui continuent de parler sur leur cellulaire en conduisant leur bazou. S'il faut que ça se propage avec les cyclistes, ça va compliquer les choses. Mais si les admnistrations municipales refusent de traiter avec le problème de l'augmentation du cyclisme (ça ne risque pas de diminuer vu que les prix de l'essence ne descendrons plus jamais sous 80 cents le litre) ça va aggraver les relations sur le pavé.

Posted by phonono at juillet 12, 2006 12:22 AM
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