Et voilà. L'essence est remonté au-dessus du seuil désormais psychologique de 1,00 $ le litre. Ce qui me fait penser...
Deux événements qui se sont produits l'année dernière, apparemment isolés, m'ont fait douter sérieusement de la capacité "inhérente" de l'Occidental blanc et Anglo-saxon de réussir à survivre à l'ère du pétrole.
Le premier événement s'est produit au Connecticut, non loin de la région de Boston, ville reconnue pour le MIT, le Massachussets Institute of Technology, et un passé récent immergé dans l'innovation scientifique. Un homme tout ce qui a plus normal, excédé par l'augmentation vertigineuse des prix du gaz naturel, qu'il utilise pour chauffer sa maison, a entrepris de remplacer le gaz naturel par le charbon, qu'il achète à prix d'ami pas très loin de chez lui. Il sait que le charbon pollue atrocement comparé au gaz naturel, mais il ne peut pas se permettre de ne pas chauffer sa maison l'hiver.
L'autre événement se passe dans le Nord-Est ontarien, le pendant anglo de l'Abitibi-Témiscamingue. Un gusse aussi ordinaire que le bonhomme du Connecticut possède une terre agraire qu'il laisse en friche parce qu'il n'a pas l'énergie ni le temps de développer. Il s'est "scrappé" le dos en faisant des "willy" avec son trimoto alors il ne peut plus travailler très fort physiquement. Cependant, il a entrepris de couper du bois dans la forêt sur sa terre pour chauffer sa maison ET le vendre au plus offrant qui voudrait faire de même. Le chauffage au mazout est devenu trop hors de prix voyez-vous.
Ajoutez à cela des gens qui vendraient leur belle-mère ou leur mère pour pouvoir continuer la "run" pare-choc à pare-choc sur les autoroutes à 30 voies de Los Angeles, et vous avez le cocktail idéal pour fêter la fin de l'ère du pétrole.
Non, vraiment, la nécessité n'est pas la mère de l'invention. Même pas chez les Anglo-Saxons.
Posted by phonono at août 24, 2006 10:54 PM