Pour une troisième fois cette année, j'ai joué le rôle d'un Juif hassidique dans une télésérie. Encore une fois, le rôle tenu était muet, ce qui me convient parfaitement puisque je n'ai nullement l'intention d'en faire ma vie. Si je pouvais en faire de temps en temps, comme hobby, ce serait parfait.
Cette fois, mon costume était simple (dans la mesure où je ne jouais pas un rabbin) mais les costumiers s'étaient fourvoyés sur l'aspect chapeau, m'ayant affublé d'un truc genre Bobino (chapeau melon) alors les mecs de la réalisation ont dû user d'astuces et de tactiques pour ne pas cadrer le dessus du couvre-chef pas kacher du tout.
Le tournage se déroulait à Ville Émard, et mon rôle tenait à installer un érouv sur le mur extérieur d'un bloc appartements. C'était hyper simple et, quand cette partie du tournage fut terminée, j'ai eu droit à un cadeau mignon de deux "groupies" : des éponges en forme d'animaux de la part de deux jeunes filles de 10-11 ans. C'était trop gentil de leur part. Le pire c'est que je suis passé par la même rue du tournage pour prendre mon métro mais personne ne m'a reconnu une fois en costume civil...
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Sur le chemin du retour, j'ai vu un Couche-Tard, devant lequel était stationné quelques bazous divers. J'ai eu un flash d'économiste de salon. Je me suis rappelé des succès de deux "fleurons" canadiens, les Couche-Tard et les restaurants Tim Horton, et je me suis tout à coup rendu compte pourquoi ces deux franchises avaient remporté un aussi vif succès en Amérique septentrionale.
C'est un peu comme le principe des Pharm-Escomptes Jean Coutu. Le gars a eu l'idée toute simple de mettre une pharmacie au fond d'un dépanneur... fallait y penser. Pour Couche-Tard ou Tim Horton, la clé du succès, ça n'a rien à voir avec une saine gestion ou un management du tonnerre mais plutôt avec la propension à installer le commerce en question au milieu d'une surface bitumée où les tautos peuvent se stationner en toute aise. Dairy Queen même principe...
Comme nous avons été, ici en Amérique du Nord, réorganisés culturellement en fonction de grands espaces parcourables presqu'exclusivement en voiture, pas étonnant que des services/produits/commerces où l'auto est reine aient pu prospérer... rien à voir avec un business plan bien monté ou quelque chose de cet acabit.
Posted by phonono at octobre 02, 2006 01:16 AM