Depuis un peu plus de deux ans nous sommes dans un Eighties revival, et comme tous les revivals, il est ancré dans une sorte de fantasme idyllique vaguement passéiste, dont certains adeptes ont un souvenir fugace d'enfance dans une décennie où le Canada a connu une fausse prospérité grâce au 'deficit financing' des moroniques Conservateurs de Mulroney, le chantre d'idioties comme le 'statu quo évolutif'.
Pour ceux qui ont vécu de plein fouet cette décennie rétrograde dominée par la vacuité nimbée d'une bonne dose d'insouciance, l'élément de la culture dominante qui a incontestablement été affecté de médiocrité, c'est la musique. Au sein de cette masse musicale médiocre, dont le pinnacle au Québec s'est manifesté par l'apparition de standardisation sur un modèle de chanteur/chanteuse propret avec paroles mélodramatiques et instrumentation (débile), des artistes de distinguaient par leur souci davantage marqué pour l'image et la posture - le contenant plus que pour le contenu.
Les Anglais n'ont pas échappé à cette vague de 'yuckiness' phonique. Duran Duran était censé incarner le meilleur de la new wave. Il incarnaient surtout une mode, une posture, qui n'avaient rien à voir avec la musique. Cependant, pour moi, en tête de liste de ces artistes dont on a vanté à tort le talent, je placerais Depeche Mode. Ces Brits, qui n'ont jamais réussi à faire un seul bon album en plus de 25 ans de carrière, sont à peine une coche au-dessus des autres b-boys de la pop léchée comme Pet shop Boys. Ces champions des hymnes désincarnés et de mélodies vides se sont retrouvés rapidement sur les couvertures de magazine, où l'on causait bien plus volontiers de leurs fringues et de leurs coupes de cheveux que de leur musique, pareil comme leurs cousins bleachés au nom tiré d'une bédé française de sci-fi.
Dans une autre genre mais tout aussi poche, un groupe qui m'a toujours inrigué pour sa popularité auprès des Québécois, surtout des soi-disant amateurs de musique "orginale" et "complexe" : Marillion. La seule réussite de cette pâle copie de Genesis, au début de sa carrière, c'est d'avoir récupéré ceux qui trouvaient Phil Collins trop pop et Peter Gabriel trop éclectique. Après quatre albums où on nous donnait l'impression qu'ils jouaient toujours la même maudite toune, Fish s'est barré pour faire des trucs encore plus nuls, pendant que Marillion devenait un clone de Honeymoon Suite. Leur meilleur album est enfin venu en 1994, avec Steve Hogarth à la barre, mais il est passé complètement inaperçu, noyé dans la vague de déjections phonique qu'a été le Britpop des années 1990 et la vague grunge aux États-Unis.
Heureusement, dans les années 1980, il y a eu les Replacements, Metallica, Swans, Sonic Youth et Hüsker Dü...
Moi j'aimais mieux les groupes australiens, comme INXS ou Midnight Oil.
Connais-tu Bel Canto de Norvège? Je les ai connus à cause de A-Ha, qui venait du même pays.
Posted by: Josee. on février 25, 2008 01:09 PM