Depuis des années passées à observer le comportement des automobilistes, ainsi que celui des "acteurs" de l'industrie, et ce à tous les niveaux, force est de constater qu'une forte proportion, dépassant certainement le 80 % en Amérique du Nord, est composée de ce qu'il convient d'appeler les idiomobilistes.
Les idiomobilistes sont les champions de l'idiotie et de l'immobilisme. Car en réalité, ils veulent que l'univers entier tourne autour de leur bagnole. Au Québec, cet idiomobilisme prend des proportions titanesques en raison du background Catholique de la population, qui veut toujours plus de services sans jamais payer.
Et cela va au-delà des simples conducteurs : l'industrie aussi est composée d'irréalistes qui pensent que l'automobile privée est un droit fondamental et inhérent. Hors du Québec, dans les rares régions du Canada où il y a encore une manufacture automobile, cet irréalisme se mue en un quasi-spiritualisme proche du culte du cargo des habitants du Pacifique. En encore moins logique. Par exemple, dernièrement, Chrysler a opté pour la fermeture de son usine de mini-fourgonnettes à Saint-Louis, Missouri (autre ville états-unienne en implosion à cause du culte de la voiture) et aussitôt certains employés des usines de Chrysler en Ontario qui voient cette fermeture comme un bon signe pour leur industrie.
Comme je n'ai pas vraiment de formation en psychologie, les mots me manquent pour décrire cet état pathologique; tout ce que je sais, c'est qu'au sortir de leur beau rêve tout rose, le réveil risque d'être assez brutal merci.
Bientôt partie II de l'idiomobiliste : pourquoi les Nord-Américains ne payent pas encore assez cher pour l'essence.
Posted by phonono at juillet 01, 2008 01:13 PM