juin 24, 2005
{~} Purple-grey planet {~}

mars-sunset.jpg

Coucher de soleil sur Mars. Pas besoin d'y être physiquement pour prendre des belles photos. L'originale est ici.

Posted by phonono at 01:53 PM
{~} Just another normal day in Bizarroland {~}

Je peux pas vraiment gueuler contre mon sort car je crois que j'ai atteint un certain équilibre qui faisait défaut à pareille date l'an dernier.
En plus, le printemps donne place à un été correct, avec temps chaud mais pas trop et pluie le soir et la nuit, une combinaison presque parfaite pour quelqu'un qui démarre un potager.

Sauf que je regarde parfois les nouvelles et là je deviens un peu moins jovial.
Je deviens par contre carrément enragé quand je vois de trucs comme ceci :
ian.gifnike.gif

L'image de gauche, c'est la pochette du disque compilant la discographie entière de Minor Threat, un des groupes-phares de la scène hardcore états-unienne du début des années 1980. Le groupe a influencé une pléthore de groupes (parfois bons mais surtout mauvais) et donné naissance, avec d'autres comme Black Flag, Negative Approach, Necros, à un véritable mouvement qui devait revitaliser le punk, une musique avait perdu son âme (le D.I.Y., do it yourself) en raison d'une translation de l'importance accordée à l'image plutôt qu'à la musique.

Comme quoi tout peut être récupéré, voilà Nike -- non contente d'exploiter des travailleurs asiatiques dans des sweatshops et de promouvoir le sport professionnel qui cantonne les Noirs dans des seconds rôles d'amuseurs publics -- qui empiète sans vergogne sur les droits d'auteurs d'une petite maison de disques de Washington. Non sérieux, pensez-vous que Nike a demandé permission à Dischord de piquer le design de la pochette pour leur campagne publicitaire? J'espère que les bozos de marketing (qui s'imaginent toujours super intelligents) de Nike ont pas été payés 100 000 $ pour avoir "trouvé ça"

Mais non, voyons, c'est SUPER différent! Le gars il a des espadrilles, pas des dockers et l'image est BLEUE et il st écrit MAJOR pas MINOR Threat... C'est évident!

Les gars de Dischord sont en bjv alors je vous enjoins d'envoyer vos plaintes à Nike. Appelez-les donc pour leur dire que des droits d'auteur ça existe. Pendant ce temps on pourrait trafiquer le logo ou les campagnes de Nike (avis au pro du Photoshopping )
Envoyez leur un e-mail de plaintes
Au Québec, appelez-les au numéro suivant : (514) 331-4031 (à Montréal )
Ou vous pouvez leur envoyer une lettre avec un logo Nike déchiré à :
Nike Canada, 1955 chemin Côte de Liesse, Montréal, Québec, H4N 3A8

***

Créant un précédent inique, la Cour suprême des États-Unis (SCOTUS) a décrété que les autorités municipales avaient le droit d'exproprier des individus (vous ou moi) pour laisser la place à des projets d'intérêts publics super utiles et indispensables comme des hôtels ou des casinos. On n'arrête pas le régrès aux States. Faudra être vigilant ou on va se faire passer un conifère avec le nouveau partenariat de la poudre aux yeux entre le Cirque du Sommeil et Loto-Q-Bec : regardez-les bien démolir des maisons rien que pour construire leur piège à touriste géant. Ils l'ont fait avec la Maison Radio-Canada, ils peuvent le refaire pour un décor de carton-pâtes et des acrobates déguisés en drag queens.

On peut suivre le cas de New London, Connecticut ici, et lire sur les répercussions de ce jugement ici.

***

Confrontés à des problèmes de recrutement, l'Armée américaine, de concert avec le Pentagone, est en train de construire une banque de données sur les candidats potentiels les plus susceptibles de dire "ok j'embarque" au bourbier dans lequel les É.-U. se sont empêtrés, bourbier appelé autrefois Iraq. La banque de données se sert essentiellement des infos obtenues du No Child Left Behind Act.
Comme je disais plus haut, on n'arrête pas le régrès aux States.

***
Je regarde jamais Musique Pluche, mais comme j'avais un peu de temps à tuer (enfin) j'ai osé zapper au canal 30. Je suis tombé sur une véritable info pub du groupe Good Charlotte, avec nul autre que Réjean Laplanche qui leur léchait les espadrilles. Je croyais que Blink 182 et Sum 41 étaient médiocres mais avec Good Charlotte je crois qu'on a atteint le fond du baril. Quand je parlais d'image qui prévaut sur la musique, on en a un exemple parfait. On aurait interviewé des veaux qu'on aurait eu un peu plus de propos.
Et quelqu'un pourrait me dire si Eons c'est pas plutôt Spinal Tap qui ont appris à "chanter" en français?

Posted by phonono at 12:18 AM
juin 23, 2005
{~} Un autre EarPlugz {~}

Je critique le dernier disque de Faye Wong, Jiang Ai.
Cliquez ici.

Posted by phonono at 12:29 AM
{~} Told ya... {~}

Qu'est-ce que je vous disais... On veut construire des colonies sur la Lune (les Japonais ont donné 2025 comme date butoir. J'en prends notes, chers compatriotes nippons) et envoyer des hommes sur Mars mais on n'est pas capable d'envoyer un simple petit vaisseau à énergie photonique en orbite.
C'est super dommage. Meilleure chance la première fois.

Posted by phonono at 12:27 AM
{~} Un jeu plein de rebondissements {~}

Eh oui, un autre site avec jeu en Flash pour vous faire perdre votre précieux temps sur Internet.

De rien.

Posted by phonono at 12:17 AM
{~} L'art de la guerre {~}

Non, pas le classique de Sun Zi.
Le site dédié à l'art produit au Royaume-Uni prendant la Deuxième Guerre mondiale.

Certaines illustrations de propagande me font penser à des posters communistes que j'ai vus en Chine en 1997.

Posted by phonono at 12:05 AM
juin 22, 2005
{~} Pulsions animales {~}

On a souvent entendu parler de dauphins qui sauvaient des humains de la noyade ou qui les protégeaient des requins mais, des lions qui viennent à la rescousse d'une fille séquestrée pour un mariage forcé...?

Dur à croire.

En tout cas, si vous êtes séquestrés dans la brousse africaine, imitez le son d'un lionceau en détresse, qui sait, peut-être que Simba et sa bande vous viendront en aide.

Posted by phonono at 11:57 PM
juin 20, 2005
{~} Guerre spéciale {~}

J'ai encore dans la tête quelques images de Star Wars Episode III (je reviendrai sur l'atroce post-synchro faite au Québec dans un autre post), surtout les innombrables vaisseaux spatiaux avec des ailes combattant dans l'espace intersidéral comme si c'était dans l'atmosphère terrestre.

Beaucoup de gens que je connais aiment bien regarder Star Wars car c'est l'épopée chevaleresque de notre génération, épopée qui a donné naissance au Space Opera, beaucoup plus que Star Trek, Dr. Who ou Buck Rogers.
Mais les mêmes personnes n'apprécieront pas des films de science-fiction comme Barbarella, 2001: A Space Odyssey ou, plus près de nous, Hitchhiker's Guide To The Galaxy. Pour 2001, l'action ne sera pas assez palpitante. Pour Barbarella ou HG2G, il y a un manque de "réalisme". C'est dans ces moments-là que je ris intérieurement et je pense à quoi ressemblerait un film de science-fiction où on s'efforcerait d'être les plus réaliste possible. En fait quelqu'un y a songé bien plus sérieusement que moi.

Autre aspect de la sci-fi qui me fait rire mais cette fois tirant un peu vers le safran, c'est l'espèce de jovialisme qui s'est emparé des médias ces derniers temps. C'est intéressant de spéculer sur ce à quoi pourrait ressembler la vie sur une autre planète mais j'ai vu tout plein d'articles sur l'exploration spatiale, la possibilité d'harnacher l'énergie de l'antimatière pour créer un combustible afin d'aller sur Uranus, Neptune ou, tant qu'à y être, sur l'étoile la plus proche, et les "prochaines" exploration et missions par des Humains sur Mars. Imaginez-vous que même le magazine L'actualité s'est mis au parfum de la futurologie de salon en prédisant que la génération de nos enfants verrait les premiers pas sur la Planète Rouge d'ici 25 ans!

Le plus pathétique selon moi, ce sont ces "chercheurs" qui promouvoient l'exploitation de colonies lunaires comme la solution à tous les problèmes de l'Humanité. On dirait qu'ils pigent leurs idées de jeux vidéos... Le véhicule est tout droit sorti de Moon Patrol! Holy Retro-futurism!

Est-ce que ces bursts of escapism ont un lien avec l'inénarrable réalité que l'on approche dangereusement de l'apogée de la production pétrolière et que tous ces beaux projets de colonisation interplanétaire vont devenir irréalisable sinon impossible? On a peine et misère à faire fonctionner la station spatiale (les États-Unis veulent l'abandonner, tout comme ils ont abandonné le téléscope Hubble) on a fait exploser deux navettes. Désolé de "péter votre baloune" comme on dit mais dans 25 ans, toutes ces petites rêveries de ville martienne et de vacances lunaires (et on ne parlera même pas de récoltes d'antimatière) deviendront des souvenirs fugaces d'un passé prospère pendant que la génération Z devront réapprendre à travailler la terre et se passer de pétrole pour survivre. Ce ne sera pas Mad Max mais ce ne sera pas les Jetsons non plus. Tout au plus une caste de super-bouffis et de milliardaires des médias, de l'agro-alimentaire, de l'eau ou des derniers combustibles fossiles qui pourront se payer des voyages spatiaux faramineux pour que leurs esclaves s'émerveillent et les prennent pour des divinités.

Posted by phonono at 01:53 AM
{~} Folie potagère {~}

Après "Hardware Wars", les milliers de spoofs en LEGO et bien sûr le médiocre "Spaceballs", voici un autre navet de la science-fiction basé sur la Guerre des étoiles, Grocery Store Wars (flash requis).

À ce sujet, ça pousse grandement dans mon potager de fortune. Tout est sorti sauf les épinards. Mais ça, il paraît que c'est difficile à faire pousser. Mes radis seront bientôt très dodus, j'ai déjà trois poivrons, mes haricots ont triplé de volume en 3 semaines et si ce n'était de ce satané chat de gouttière qui prend le milieu de mon potager pour une litière, j'aurais aussi beaucoup plus qu'une douzaine de carottes.

Évidemment, tout ça n'est pas arrivé comme par magie. J'ai semé, j'ai arrosé, j'ai transplanté, j'ai nettoyé pour que le potager me donne quelque chose. Je n'arrache pas systèmatiquement tout ce qui n'est pas comestible mais je crois qu'à l'automne je vais me faire quelques salades... Miam.

Posted by phonono at 12:30 AM
{~} La Cucaracha VS. Mr. Roboto {~}

Certaines personnes croient que les scientifiques sont soit des hommes à lunettes en sarrau blanc en train de mesurer des liquides de couleurs différentes dans des éprouvettes ou des béchers.

Moi j'ai toujours pensé que mon scientifique idéal, ce serait quelqu'un capable de créer une armée de coquerelles cyborg pour conquérir le monde.

Posted by phonono at 12:17 AM
{~} Google wants (more of) your money {~}

Selon des rumeurs, il semblerait que les revenus de Google (3,2 milliards de dolllars US) soient insuffisants.
Non contents d'infiltrer leurs tentacules dans la vie privée des gens (photos satellites, enregistrement automatique des données de recherche, mainmise sur le système Blogger, développement de site de nouvelles customisées selon l'utilisateur, adresse de courriel) la bande de nerds la plus riche de la planète après Bill et sa cohorte de champions de la défenestration veut maintenant mettre au point sont propre système de paiement en ligne, concurrençant ainsi PayPal, le système de paiement de eBay.
On veut pas que le gouvernement partage nos numéros de plaque d'immatriculation avec les autres gouvernement mais on donnerait sans problème une foule d'info encore plus personnelle à une mégacorporation dont on n'a jamais vu les dirigeants en chair et en os...
Strange Days indeed.

Posted by phonono at 12:09 AM
juin 14, 2005
{~} Journée ordinaire {~}

Aujourd'hui fut une journée ordinaire.
Mais pas une journée ordinaire où il ne se passe rien d'extraordinaire.

Une journée ordinaire où le quotidien est moins lourd à supporter. Le plus paradoxal c'est que mon fils a passé toute cette journée à mes côtés.
Les CPE sont en grève et je dois maintenir le garçon en laisse (façon de parler, c'est mon père qui a en réalité été tenu en laisse par mes grands-parents. En fait, c'était juste pas souvent quand il fallait surveiller les 4 autres enfants. Ma grand-mère m'a dit qu'un jour, un couple d'amis a vu mon père attaché comme ça et ils ont dit que c'était pas correct mais quelques instants après l'avoir détaché, mon papa, alors âgé de 5 ans, a vite pris un pot de confiture pour en lancer sur les invités avec une cuiller... la vie était pas facile dans une ville minière des années 1950 pour un petit garçon avec 4 frères et soeurs...) pour qu'il puisse avoir un semblant de vie organisée, moile champion de la désorganisation.

Aujourd'hui était en fait une journée spéciale pour mon fils car c'est le jour où il allait voir le film Star Wars Episode III avec son papy au cinoche du coin (le Quartier Latin). Comme en plus on était accompagné d'un de ses copains de longue date (Brandon, connu depuis la naissance) inuitile de dire que la fébrilité était palpable en plus d'être audible.

Je n'avais pas envie d'aller voir la dernière insipidité mettant en vedette Special Effects mais j'avais promis alors, j'ai organisé la journée en fonction de l'événement.

Après s'être bien rempli la panse avec les victuailles du matin, Eli et moi avons regardé sur l'ordi les coupes transversales du très pollué fleuve Saint-Laurent sur le site Vu du large. Malgré les quelques erreurs de scripts, on a bien apprécié toutes les infos figurant sur ce travail intéressant d'éducation de ce qui a longtemps (et demeure encore aujourd'hui) l'artère principale du Québec.

Ensuite, on a profité de la pluie pour bien se reposer et en passant je dois dire que mon potager apprécie cette dose d'averse. Mes carottes surtout...

Brandon et sa mère sont arrivés pile à l'heure, on a emprunté le métro pour se rendre au Cinéma du Quartier Latin où j'ai constaté avec horreur que les enfants de 4 ans et 11 mois doivent payer le même prix que des adultes de 35 ans et 3 semaines.

En grommelant comme un phacochère en rut j'ai arraché les billets et zou! Nous nous sommes installés dans une salle presque vide, mangeant à 4 un petit popcorn, le temps que toutes les pubs et les préviews laissent la place au film.

Voici donc ce que nous avons pensé de Star Wars Episode III :
1) "C'est long!"
2) "Yoda c'est le plus cool!"
3) "ZZzzzzzZZZzzzz"
4) "La fin (les 30 dernières minutes) est bonne"

Avec son lot de vaisseaux spatiaux et de changements de costumes de la part de Paddé Amygdalite, le film était UN PEU supérieur au 'II'. Mais force est de constater que le film est conçu pour un public de 8 à 13 ans. Donc, Eli a dormi (Brandon aussi, presque tout le film) et moi j'ai baîllé pas mal (les dialogues sont toujours aussi nuls!).
Je reste toutefois perplexe avec le fait étrange suivant : Hayden Christiensen, dans cet épisode, a exactement la même coiffure que j'avais à 16-17 ans. Je vous jure!

Après la fin du soporifique, on s'est tout de suite dirigé vers la Grosse Bibliothèque où j'ai pu m'abonner et constater le succès de la section "films". Je me suis résigné à emprunter deux bédés, le dernier de La Caste des Métabarons, un bijou de Chrisophe Blain - collabo pour la série Donjon - "Les ogres", qui se passe dans le nord du Canada au 19e siècle. J'ai pris un roman de Jack Vance, l'intégrale de la Planère Géante et trois CDs : "Chairs Missing" de Wire, "Cru" de Claude Lamothe et "Dure Limite" de Téléphone.

L'emprunt électronique de livres n'est pas au point mais j'ai réussi à tout sortir pour rentrer au bercail avec le kid sur les épaules.

Pas mal pour une journée ordinaire...

Posted by phonono at 11:45 PM
juin 13, 2005
{~} Fly your freak flag... {~}

As such, it is not as much trying to look normal that drives us all into gregarious behaviour as the desire to fit in a group that does not raise our level of insecurity, so as to maintain the [quaint] illusion, or better, make us forget that we are going to die. And such gregarious behaviour is always organized so that it commends individual to adjust their intelligence and demeanor in a downward equation, as it requires the least of effort, energy and change; whereas the opposite would require more effort from everybody and would instill the possibility, if not the desire, of individuality and therefore the risk of a breach in the freshly knit social fabric.

*update*
-- [essai de] traduction française :
À proprement parler, ce n'est pas tant la tentative d'avoir l'air normal qui nous pousse tous à adopter des comportements grégaires que le désir d'appartenir à un groupe qui n'accroît pas notre niveau d'insécurité, et ce afin de maintenir l'illusion, ou mieux encore, de nous faire oublier notre propre mortalité. Un tel comportement grégaire est toujours organisé de sorte que l'individu est forcé d'ajuster son intelligence et ses manières selon une formule de nivellement vers le bas, puisque cela requiert le moins d'énergie et d'efforts; en effet, l'opposé exigerait des efforts de la part de tous, ce qui entraînerait la possibilité, sinon le désir, d'individualité et par le fait même le risque d'une brèche dans le tissu social à peine construit.

Donc, en effet, quaint n'ajoutait rien au texte original, alors je le laisse tomber.

Posted by phonono at 08:40 PM
{~} A grand week-end (end) {~}

Eh bien, le Grand Prix de F1 est enfin terminé et j'aurais dû donc dû parier. Kimi Räikkönen a gagné avec splendeur en remontant du 7e au 1er rang (jiipiii!!) éclipsant Schumi et, que d'étonnement, Jack Newtown... pardon Jacques Villeneuve, dont les deux principales qualités semblent être de l'ordre de la constante de l'échec et de trouvaille de défaites pour son éternel statut de perdant. Ce qui m'émerveille le plus chez lui, c'est que l'insipidité insondable de sa personnalité attire encore tant de oh! et de ah! de la part des acteurs du cirque médiatique et des amateurs de "sport" (car, comprenez-moi bien que la course automobile pour moi n'est nullement un sport mais tient davantage d'une activité exigeant de grandes doses de concentration et de chance comme le golf, le curling, les fléchettes et le curling. Le billard au moins nécessite de bonnes connaissances pratiques en géométrie. Passons...)

Mais encore plus fascinant, c'est l'entrevue des gagnants après coup, lorsque l'arrosage de champagne est terminé. J'ai adoré entendre Kimi raconter comment, selon lui, il a pu gagner quelques poussières de seconde sur ses adversaires et éviter les ennuis mécaniques de ces objets technologiques désuets que sont les voitures. Je m'intéressais non pas au contenu mais plutôt au ton monocorde employé par herra Räikkönen pour déblatérer sur sa condition de winner. Comme son homologue maintenant retraité Mika Häkkinen, Kimi parle anglais très bien mais conserve la régularité des accents toniques du finnois, sa langue natale, régularité qui fait que la personne parle un peu comme un robot, ce qui tranche avec l'excitation et la fébrilité sentie dans la voix de ses congénères. Autre incongruité finnoise, que dis-je un blasphème, le monsieur finlandais a SOURI, ce qui a immédiatement mis en doute la pureté du sang du pilote, cachant peut-être quelque joie de vivre suédoise ou même *gaspe* danoise.
Ce qui est encore plus heureux, c'est la brièveté de l'intervention.
Si le Grand Prix pouvait être aussi court...

Posted by phonono at 01:28 AM
juin 12, 2005
{~} A grand week-end {~}

Summer started early (actually on the very first say of June, on my birthday, with 25 degrees + temps and only one "cold" day and now the smog settles in the metropolis, just in time for the annual zoom zoom invasion, that is F1 Grand prix. As usual i wanted to get away as much as possible from the city during that event which attracts thousands of baseball cap-wearing turds and attention-deficit impaired drunkards.

We went north to get some peace and quiet (and maybe a bit of a dip in cool water) and drove through Laval. The palindrome city should actually be Hell spelled backward because we had to drive up by taking another route than the 19, which borders agricultural lands, thus plunging in the midst of suburban pandemonium, filled with failed development projects (abandoned box centres, car dealers-cum-junkyard managers, fast food outlets with disgusting names like Patate Dépôt).
No wonder everybody is speeding on that four lane boulevard. The environment is so depressingly ugly I'm wondering why Laval does not have the highest suicide rate in the whole province. Then I remember that most suburbs and cities in Quebec look like that billboard and half-empty parking wasteland. Is this really what we want to leave for our kids? A place for complete alienation and dependency to the Big Brother south of the border (and, indirectly, the Chinese dragon)?

So we left the brown and grey of the city for the grass and beige of the suburbs. Good thing people live there 'cause... seesh.

I got back a bit late for a party organized by a student in anthropology celebrating her trip to Argentina. Since I arrived around midnight, everybody was more or less drunk, except for one neighbour doing his Ph.D. in mathematics. We talked about education of children, music in the Eighties and trying to find a balance between studies, research and having fun... When we talked about learning languages (he is learning Arabic), the discussion immediately led to people getting away from us in 3rd gear.

I left a couple of minutes after cutting a watermelon in pieces for half of the partygoers.

I cycled back home on Notre-Dame street. Part magnificent part horrible-looking, with some of the old tramway tracks still embedded in the pavement visible sometimes, making me hope that they will be used someday.

Posted by phonono at 11:54 PM
juin 09, 2005
{~} Bad choice {~}

N'achetez JAMAIS mais au grand jamais du Kimchi (du chou mariné coréen) en boîte dans le Quartier chinois de Montréal. Vous allez inévitablement vous retrouver avec quelque chose de mal foutu et peut-être de dangereux pour la santé.

Posted by phonono at 12:25 AM
juin 08, 2005
{~} Right? {~}

Being and staying true to yourself is a daily job.

And you don't even get paid for it.

Posted by phonono at 11:38 PM
{~} Burnt {~}

I thought they were
But they weren't
I thought of her
And it hurt
Skin was burr

And I was burnt.

Posted by phonono at 11:36 PM
{~} Operation middle ground aborted {~}

J'ai pas été opéré finalement...

Après avoir reçu un premier coup de téléphone de l'hôpital qui me disait de me rendre à 10 h au lieu de 7 h le matin au bloc des chirurgies d'un jour, je ressentais déjà des doutes quant à mon passage le lendemain.

À mon arrivée à 10 h pile (non vraiment c'était pile pile à la seconde) on me dirige vers une salle commune où je peux me changer et attendre que l'infirmier vienne me conduire en salle d'opération lorsque celle-ci sera prête. J'enfile donc la fameuse "jaquette" bleu poudre et j'attends dans le lit finalement pas trop inconfortable. Entouré de commentaires et de plaintes des autres malades (sans compter les "accompagnateurs") je m'endors sans trop de problème, on me réveille une fois, vers midi, pour me dire que "ce sera pas bien long", une infirmière grisonnante sur le speed qui me fait penser à un hybride de la Souris Verte et de ma mère, bafouille que je ne "pourrai pas travailler demain" (alors qu'elle ne sait pas que je peux travailler couché ou assis et de chez moi...)
Je me rendors malgré la faim qui me tenaille. Vers 14 h 30 un infirmier vient me voir pour me dire que la salle d'op est prête à m'accueillir. je fais quelques téléphones pour dire que je m'apprête à passer au bistouri, puis j'attends qu'on vienne me chercher.
5..
10...
30 minutes passent.
Rien.
Je réussis à me faire entendre par un des infirmiers qui va s'enquir de la situation. Une infirmière revient pour m'annoncer que, finalement, une grosse urgence a monopolisé les chirurgiens.

*soupir*
Bon, ce n'est que partie remise...

Posted by phonono at 10:50 PM
juin 01, 2005
{~} Thirty-five years - Trente-cinq ans - Sanshiwu nian - Kolmekymmentäviisi vuotta - Tretiofem år

Well, here I am.
On this exact day, the first of June, I was born.
My mom had waited almost a week for me to get out. Yep, once late, always late. A big bundle of flesh with a big tuft of hair and almond eyes. Mom did not recognize me a first (she had been under anesthesia during the whole procedure, like they usually did in the Seventies, when they thought medical science would cure cancer, old age, asthma and stupidity by 1999... right.)

What happens 35 years down the line?
I dunno. But it sure went fast.
And my son will soon be 5. Which in a way accelerates everything.
Or is it me that is slowing down?
Meh. A little bit of both.
Anyway. Happy birthday to me.
Sun is shining. 27 degrees. No clouds. Nothing can go wrong today.

Posted by phonono at 11:55 AM
L'économie basée sur l'hydrogène – un gouffre financier et énergétique

Comme quoi on peut traduire des textes qui nous intéressent davantage personnellement, voici un article pour ceux qui sont encore obnubilés par le reportage sur la voiture à l'hydrogène diffusé il y a quelques temps par Radio-Canada.
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Les experts en matière d'énergie ne prennent pas au sérieux les concepts de mouvement perpétuel, d'énergie libre et de fusion froide; qu'en est-il d'une économie basée sur l'hydrogène? Avant d'y investir des milliards de dollars, jetons un coup d'oeil aux performances de la voiture à l'hydrogène.      

auteure de l'article original : Alice Friedemann - septembre 2004

La production
L'hydrogène n'est pas une source d'énergie; il s'agit d'un vecteur énergétique, comme une pile. Il faut la fabriquer et y stocker de l'énergie, deux processus qui requièrent de l'énergie.  Quatre-vingt seize pour cent (96 %) de cette énergie provient de combustibles fossiles, surtout pour la raffinerie du pétrole et de l'huile hydrogénée (le type d'huile qui donne des infarctus) [1]. Aux États-Unis, quatre-vingt-dix pour cent (90 %) de l'hydrogène est fabriquée à partir du gaz naturel, avec une efficacité de 72 % [2], ce qui veut dire que l'on a déjà perdu 28 % de l'énergie contenue dans le gaz naturel pour la fabriquer (et cela sans compter l'énergie nécessaire pour extraire le gaz naturel et le transporter jusqu'à l'usine d'hydrogène).  

Seulement quatre pour cent (4 %) de l'hydrogène provient de l'eau par électrolyse. Ce processus est indispensable si l'hydrogène doit être extrêmement pure.  Puisque la plus grande partie de l'électricité provient de combustibles fossiles d'usine dont l'efficacité est de 30 %, et que l'électrolyse possède une efficacité de 70 %, on a finalement besoin de quatre unités d'énergie pour créer une unité d'énergie hydrogénique : 70 % * 30 % = efficacité de 20 % [3].

Obtenir de l'hydrogène à l'aide de combustibles fossiles utilisés comme charge d'alimentation ou comme source d'énergie dénote un effet quelque peu pervers, puisque l'objectif de départ et de ne pas dépendre des combustibles fossiles. L'objectif est d'utiliser une énergie renouvelable pour produire de l'hydrogène à partir d'eau par électrolyse. Lorsque le facteur vent est suffisamment puissant, les éoliennes actuelles peuvent atteindre une efficacité de 30 à 40 %, produisant de l'hydrogène pour une efficacité globale de 25 %, ou 3 unités d'énergie éolienne pour obtenir 1 unité d'énergie hydrogénique.  Les meilleurs panneaux solaires disponibles à grand échelle possèdent une efficacité de dix pour cent (10 %) ou 9 unités d'énergie pour obtenir 1 unité d'énergie hydrogénique. Si on se sert d'algues pour fabriquer de l'hydrogène comme sous-produit, l'efficacité est d'environ 0,1 % [4].

Peu importe l'angle d'approche, produire de l'hydrogène à partir de l'eau est un puits d'énergie. Si vous ne comprenez pas ce concept, envoyez-moi dix dollars par la poste et je vous enverrai un dollar.

Il est possible de produire de l'hydrogène à partir de biomasse, cependant, nous sommes alors confrontés à ces problèmes : 1) le processus est saisonnier, 2) on doit composer avec un fort taux d'humidité, ce qui requiert de l'énergie pour le stockage et la déshydratation avec la gazéification,  3) les ressources sont limitées,  4) ces quantités ne sont pas suffisantes pour la production d'hydrogène à grande échelle,  5) cela nécessiterait une allocation importante de terres, car même la biomasse cultivée dans un humus de bonne qualité donne de faibles résultats (9 tonnes métriques pour 2,4 acres ou 1 hectare),  6) l'humus subira un processus de dégradation par érosion et perte de fertilité s'il est privé de biomasse,  7) toute énergie introduite dans la terre pour faire croître la biomasse, par exemple les fertilisants et le cycle semis / récolte, s'ajoutera aux coûts énergétiques, 8) aux coûts de livraison vers la centrale électrique,  et 9) cela ne convient pas à la production d'hydrogène pur [5]. 

Une des principales raisons qui motive le passage à l'hydrogène est la prévention du réchauffement planétaire causé par les combustibles fossiles. Lorsque l'on produit de l'hydrogène à partir de gaz naturel, cela entraîne la libération d'oxydes d'azote, des composés chimiques 58 fois plus efficaces que le dioxyde de carbone lorsqu'il s'agit d'emprisonner la chaleur [6]. Le charbon libère de grandes quantités de CO2 et de mercure. Le pétrole est trop utile et puissant pour qu'on le gaspille pour de l'hydrogène : c'est un concentré d'énergie solaire qui a mijoté sur des centaines de millions d'années. Un litre d'essence équivaut à environ 89 100 kilogrammes de plantes fossiles, soit la même quantité que 40 acres de blé [7].

Le gaz naturel aussi a trop de valeur pour qu'il soit gaspillé sur l'hydrogène. On s'en sert pour fabriquer des fertilisants (à la fois sous forme de charge d'alimentation et de source d'énergie).  Cela a entraîné une croissance spectaculaire de la production végétale, permettant à 4 milliards d'humains supplémentaires d'exister qui, sinon, ne pourraient pas survivre  [8, 9].

De plus, nous n'avons pas assez de gaz naturel en réserve pour soutenir une économie basée sur l'hydrogène. L'extraction du gaz naturel est en décroissance en Amérique du Nord [10]. Il faudra au moins une décennie avant même de commencer à remplacer le gaz naturel avec le LNG (gaz naturel liquéfié) importé. La production de LNG exige tellement d'énergie qu'il serait économiquement et environnementalement impensable de s'en servir comme source d'hydrogène [3].

Introduire de l'énergie dans de l'hydrogène
Peu importe son mode de fabrication, l'hydrogène n'a aucun potentiel énergétique. Il s'agit du combustible pourvu de la plus faible densité énergétique sur Terre [5]. À température et pression de laboratoire (entre 15 et 25 °C), l'hydrogène occupe trois mille fois plus d'espace qu'un volume d''essence contenant une quantité équivalente d'énergie [3]. Pour stocker de l'énergie dans de l'hydrogène, cette dernière doit être comprimée ou liquéfiée. Comprimer de l'hydrogène à 10 000 psi est un processus en plusieurs étapes qui entraînera une perte supplémentaire de 15 % de l'énergie contenue dans l'hydrogène. 

Si on choisit la liquéfaction, il sera possible de stocker davantage d'énergie hydrogène dans un volume plus petit, mais le processus entraîne une perte d'énergie de 30 à 40 %. De plus, la manutention nécessite d'extrêmes précautions en raison du froid : -423 °F (-252,7 °C).  Normalement, le ravitaillement s'effectue mécaniquement, à l'aide d'un bras robot [3].
 
Stockage
Sur un véhicule, il est nécessaire d'installer un système de soutien cryogénique si on utilise de l'hydrogène liquide. Le froid du réservoir est suffisant pour causer l'obstruction de valves et d'autres problèmes.  Si on ajoute de l'isolation afin de pallier à ces problèmes, on augmente le poids d'un réservoir déjà très lourd [11].

Supposons qu'une voiture à l'hydrogène peut se déplacer à raison de 55 miles (88,5 km) par kg [5]. Un réservoir qui contient 3 kg de gaz comprimé permettra à la voiture de parcourir 165 miles (265,5 km) pour un poids de 400 kg [12].  Si on compare cette performance à celle d'un réservoir d'essence d'une Honda Accord, d'un poids de 11 kg, au coût de 100 $US, d'une capacité de 17 gallons (64 litres) d'essence.  Le poids maximum est de 73 kg (8 lbs par gallon soit environ 1 kg par litre). La distance possible est de 493 miles (793 km) à un taux de 29 m.p.g. (12 km/litre).  

Selon la National Highway Safety Traffic Administration (NHTSA), "La réduction du poids des véhicules est peut-être une des techniques les plus efficaces pour l'amélioration de l'économie d'essence. Chaque réduction de poids de 10 pour cent (10 %) augmente d'environ huit pour cent (8 %) les économies d'essence du nouveau design d'un véhicule”.  

Plus on comprime l'hydrogène, plus la taille du réservoir est petite. Cependant, plus on augmente la pression, plus on doit aussi augmenter l'épaisseur des parois d'acier, donc par le fait même le poids du réservoir.  L'augmentation des coûts est proportionnelle à l'augmentation de la pression. À 2 000 psi, c'est 400 $US par kg. À 8 000 psi, c'est 2 100 $US par kg [5]. Et le réservoir sera énorme -- à 5 000 psi, le réservoir peut occuper jusqu'à dix fois le volume d'un réservoir d'essence contenant la même potentiel énergétique. 

Les piles à combustibles sont également lourdes :  "Un système de stockage d'hydrure métallique qui peut contenir 5 kg (11 lbs) d'hydrogène, y compris l'alliage, le container et les échangeurs thermiques, aurait une masse d'environ 300 kg (661 lbs), ce qui réduirait le rendement énergétique du véhicule," selon Rosa Young, physicienne et vice-présidente du développement des matériaux de pointe chez Energy Conversion Devices de Troy, au Michigan [12].

Les piles à combustibles sont dispendieuses. En 2003, elles coûtaient 1 million de dollars ou plus. À ce stade, leur fiabilité est faible, elles nécessitent un catalyseur bien moins coûteux que le platine, peuvent s'obstruer et perdre de la puissance s'il y a des impuretés dans l'hydrogène, ont une durée maximum de 1 000 heures, ont peine à dépasser une portée de plus de 100 miles (161 km), et sont loin de concurrencer les hybrides électriques comme la Toyota Prius, déjà plus écoénergétique et beaucoup moins productrice de CO2 que les futures cellules à combustible. [3]

L'hydrogène est le Houdini des éléments.  Aussitôt qu'il est introduit dans un contenant, il tente de s'échapper, et, puisqu'il s'agit du plus léger des gaz, il faut beaucoup d'efforts pour l'empêcher de s'échapper.  Les dispositifs de stockage nécessitent une gamme complexe de dispositifs d'étanchéité, de joints statiques et de valves. L'hydrogène liquide des réservoirs pour véhicules s'évapore à raison de 3 à 4 % par jour [3, 13].

De plus, l'hydrogène a tendance à fragiliser le métal [14]. Du métal fragilisé peut causer des fuites. Dans un pipeline, cela peut entraîner la fissuration ou la tapure, ce qui peut entraîner des pannes potentielllement catastrophiques [3].  Renforcer le métal pour qu'il soit suffisamment soilde pour résister à l'hydrogène augmente les coûts et le poids.

Les fuites ont aussi plus de chance de se produire à mesure que la pression augmente. L'hydrogène peut fuir par des connections non soudées, des conduits d'essences, ainsi que des dispositifs d'étanchéité non-métalliques comme les joints statiques, joints toriques, ou composés et garnitures pour filetage.  Un moteur à cellule à combustible peut posséder des milliers de dispositifs d'étanchéité [15]. L'hydrogène a le point d'inflammation le plus bas de tous les combustibles, 20 fois moins que l'essence.  Donc, si une fuite se produit, elle peut être allumée à cause d'un téléphone cellulaire, un orage situé à des kilomètres [16], ou par l'électricité statique produite par le frottement sur un siège d'auto.

Les fuites et les incendies qui peuvent en résulter sont invisibles. À moins de passer au travers d'une flamme d'hydrogène, parfois le seul moyen de détecter une fuite, c'est la faiblesse de la performance.

Transport
Des camions à cartouches (250 000 $US chacun) peuvent transporter suffisamment de combustible pour 60 voitures [3, 13].  Ces camions ont un poids de 40 000 kg cependant qu'il ne peuvent livrer que 400 kg d'hydrogène. Pour une distance de livraison de 150 miles (241 km), l'énergie nécessaire à cette livraison est presque équivalente à 20 % de l'énergie utilisable de l'hydrogène ainsi livrée. Pour 300 miles (482 km), cette proportion monte à 40 %. Un camion de même taille transportant de l'essence peut livrer 10 000 gallons (37 854 litres), soit la quantité suffisante pour faire le plein d'environ 800 voitures [3].

Autre solution de rechange : des pipelines.  Le coût moyen d'un pipeline de gaz naturel est d'un million de dollars US par mile (621 378 $US par km), et aux États-Unis on compte environ 200 000 miles (321 869 km) de pipelines de gaz naturel, que nous ne pouvons par ré-utiliser parce qu'ils sont composés de métal qui se fragiliserait et causerait des fuites, sans compter leur diamètre inapproprié pour maximiser le début de l'hydrogène. Pour construire une infrastructure semblable pour transporter l'hydrogène, il nous faudrait dépenser 200 trillions de dollars US. L'essentiel des coûts d'exploitation de pipelines à hydrogène est consacré à la puissance de compression et à l'entretien [3]. Les compresseurs dans le pipeline assurent le flux du gaz, utilisant l'énergie de l'hydrogène pour pousser le gaz à destination. Après 620 miles (1 000 km), 8 % de l'hydrogène a été utilisé pour la faire progresser dans le pipeline [17].

À un certain point de cette chaîne de fabrication, d'intrant énergétique, de stockage et de livraison de l'hydrogène, on a utilisé plus d'énergie que l'on en créé, et cela ne tient même pas compte de l'énergie utilisée pour fabriquer des cellules à combustible, des réservoirs de stockage, des systèmes de livraison et des véhicules [17].  Lorsque l'on pourra fabriquer de l'hydrogène à bon marché par fusion nucléaire, des cellules à combustibles à nanotubes fiables et durables, ainsi que des pipelines et réservoirs légers, à l'épreuve des fuites en fibre de carbone à parois de polymère à peu de frais, on pourra peut-être à ce moment considérer l'établissement d'une infrastructure pour l'économie basée sur l'hydrogène.  En attendant, ce n'est que du vent.  Tous les obstacles techniques doivent être surmontés pour que tout cela puisse se produire [18]. Entre temps, il faudrait arrêter tous les travaux sur le FreedomCAR et commencer à établir des normes CAFE(Corporate Average Fuel Economy) plus strictes [19].

Dans quelques années, le prix du pétrole et du gaz naturel augmentera sans cesse en raison du tarissement géologique et de crises politiques au sein des nations où s'effectue l'extraction. Puisque l'infrastructure de l'hydrogène sera construite à partir de l'infrastructure pétrolière existante (c'est-à-dire les véhicules à moteur à combustion interne, centrales et usines, plastiques, etc), le prix de l'hydrogène augmentera aussi -- l'hydrogène ne coûtera jamais moins cher que les combustibles fossiles.  À mesure que l'épuisement se fera sentir, les usines seront forcées de déclarer faillite en raison de l'augmentation des coûts du pétrole [20, 21, 22] et les éléments nécessaires à la construction des réservoirs et cellules à combustibles extrêmement complexes ne seront peut-être plus disponibles. Dans une société qui ressemble de plus en plus à celle que l'on voit dans le Brazil de Terry Gilliam, l'hydrogène sera trop susceptible aux fuites et trop explosible pour la manutention.

Les lois de la physique nous montrent que l'économie basée sur l'hydrogène sera toujours un puits énergétique. Les propriétés de l'hydrogène exigent des dépenses d'énergie pour briser le lien oxygène/hydrogène de l'eau, pour déplacer des voiture très lourdes, pour empêcher les fuites et la fragilisation du métal, pour transporter le combustible à destination.

Tout détournement des combustibles fossiles, de plus en plus rares, vers une économie basée sur l'hydrogène soustrait le potentiel d'énergie de ces combustibles qui pourrait être consacré à d'autres utilisations possibles, comme l'ensemencement, la récolte, la livraison, la cuisson des aliments, le chauffage des maisons et autres activités essentielles.  Selon Joseph Romm  “Les problèmes énergétiques et environnementaux auxquels la nation et le monde entier doivent faire face, surtout le réchauffement planétaire, sont beaucoup trop graves pour que l'on prenne le risque de graves erreurs politiques en effectuant une mauvaise affectation des ressources limitées [3].

Sources
[1] Michael F. Jacobson  Waiter, please hold the hydrogen
[2] Martin I.Hoffert, et al "Advanced Technology Paths to Global Climate Stability: Energy for a Greenhouse Planet" SCIENCE VOL 298, 1 November 2002
[3] Joseph J. Romm - The Hype About Hydrogen: Fact & Fiction in the Race to Save the Climate 2004
[4] Howard Hayden - The Solar Fraud: Why Solar Energy Won't Run the World 
[5] D.Simbeck and E.Chang - Hydrogen Supply: Cost Estimate for Hydrogen Pathways - Scoping Analysis- National Renewable Energy Lab
[6] Union of Concerned Scientists
[7] What's in a Gallon of Gas?
[8] David & Marshall Fisher - The Nitrogen Bomb www.discover.com   April 2001
[9] Vaclav Smil  Scientific American Jul 1997 Global Population & the Nitrogen Cycle
[10] Julian Darley - High Noon for Natural Gas: - The New Energy Crisis 2004
[11] Rocks in your Gas Tank
[12] fill'er up—with hydrogen Mechanical Engineering Magazine
[13] Wade A. Amos -  Costs of Storing and Transporting Hydrogen - U.S. Department of Energy Efficiency and Renewable Energy
[14] Omar A. El kebir, Andrzej Szummer - Comparison of hydrogen embrittlement of stainless steels and nickel-base alloys - International Journal of Hydrogen Energy - Volume: 27, Issue: 7-8  July - August, 2002
[15] Fuel Cell Engine Safety - U.S. Department of Energy - Energy Efficiency and Renewable Energy
[16] Dr. Joseph Romm - Testimony for the Hearing Reviewing the Hydrogen Fuel and - FreedomCAR Initiatives, Submitted to the House Science Committee
[17] Ulf Bossel and Baldur Eliasson - Energy and the Hydrogen Economy
[18] Rumble Seat -: Toyota's spark of genius
[20] Jul 02, 2004  Oil prices raising costs of offshoots - By Associated Press
[21] May 24, 2004 Soaring energy prices dog rosy U.S. farm economy
[22] March 17, 2004 Chemical Industry in Crisis: Natural Gas Prices Are Up, Factories Are Closing, And Jobs Are Vanishing

Posted by phonono at 12:51 AM