août 31, 2005
{~} Kids say the darnest things {~}

Les enfants posent vraiment de très bonnes questions parfois.

Le mien arrive souvent avec des questions désarmantes auxquelles il faut répondre avec soin. Après avoir pertinemment demandé comment se fait-il que Dora -- un personnage dans une émission télévisée -- une enfant, ne soit jamais accompagnée d'un adulte lors de ses aventures et péripéties, eh bien, aujourd'hui, en allant l'accompagner à sa première journée d'école, sous une pluie torrentielle pour ne pas dire diluvienne, mon fils Eli n'a pu s'empêcher de remarquer la quantité importante de liquide se déversant sur nos têtes et dans la rue, et m'a demandé comme ça:
"Papa, pourquoi aujourd'hui il pleut beaucoup beaucoup? Plus que tout l'été?"
Je voulais lui donner une réponse satisfaisante, du fait que je comprenais bien qu'il avait remarqué la quasi-sécheresse qui a sévi à Montréal et que maintenant toute cette humidité stockée était renvoyée en quelques heures mais je n'avais pas de livre sur la météo sur la main alors...
"Les nuages se sont retenus presque tout l'été et là c'est comme si toute l'eau qu'il retenait sortait en même temps. Comme quand toi tu te retiens longtemps pour faire pipi et là quand tu le fais ça fait beaucoup de pipi, tu comprends?"
Je croyais avoir utilisé une bonne analogie mais...
"Oui mais papa, comment ils font pour se retenir les nuages?"

Eh merde.

Posted by phonono at 11:53 PM
{~} Dans les lunes {~}

Les dernières données de la sonde Cassini-Huygens orbitant autour de Saturne ont été analysées et nous donnent encore plus de facteur wow! qu'on aurait pu présager. On a eu des images saisissantes de la lune Titan en début d'année, maintenant c'est au tour de la lune Encelade à nous intriguer.

Encelade est beaucoup moins volumineuse que Titan (Encelade a environ 500 km de diamètre, Titan a quant à elle 5 000 km de diamètre soit presque aussi grosse que Mars) mais elle possède aussi, semble-t-il une atmosphère et, bien qu'elle soit recouverte de glace, ses zones les plus "chaudes" sont situées aux pôles...
De plus, son atmosphère ténue semble composée essentiellement de vapeur d'eau mais aussi d'azote, de dioxyde de carbone ainsi que des molécules d'hydrate de carbone.
Il se pourrait qu'Encelade soit une des sources majeures des particules de glace formant l'anneau extérieur de Saturne.

Posted by phonono at 12:41 PM
{~} Katrina & The Waves {~}

... but nobody walked on sunshine.

One of the most powerful hurricanes in written memory has just hit the Southern United States after picking up speed in the Gulf of Mexico. The tragedy is real. The devastation is difficult to believe, let alone to witness. This is no tsunami -- had it been a tsunami, the losses would have been much heavier -- but it is still nature that is much stronger than humans.

I did not watch the news and all those yaketi-yakers t.v. people talking about this disaster. I read some of the news in the paper and on the Internet.

A few things caught my attention, not extraordinary things but nevertheless I'm pretty sure I have to write about them if I want to emphasize the meaning of all this and how it is possible (in some way) to see it from an angle where the cerebral and psychological numbing caused by overexposure to the white noise and extreme reiterations of the same impulses from one source (i.e. : unbrainwashed-by-the-news point of view).

I thought first of all that it was pretty ironic that the most backward and poor region of the U.S. is the one now most severely hit by the hurricane. Not only is that region desperately poor (as indicated by a recent poverty index from the U.S. Census bureau) but, again ironically, the region is one major channel through which oil arrives and becomes refined into the U.S. To add insult to injury, that very product does not only offer no help to alleviate the area's economic woes, but is actually partially the cause of the increase in frequency and severity of tropical storm of the region...

The amplitude of the catastrophe has yet to be evaluated and in effect, you see how the U.S. is failing at home with a simple hurricane. If it had spent a fraction of the amount it spent on the Iraq War, it could have quickly sent troops (not stationed in the Middle East) and come to the rescue of hundreds of people.
It was also a bit pathetic to see the poorest (those who could not afford a car or could not afford the payments for a car) huddled in the Superdome, which turned out to be not so super after all. The "shelter" quickly turned out to be a sweaty hell for the several thousands huddled inside. Not to mention the proof that American engineering can be just as bad as Quebecois engineering when it comes to stadium roofing...
The "lucky" ones who had time to evacuate the city will probably find their homes destroyed or looted or both.
All those casino barges mangled like a child playing roughly with toy boats.
All that praying to no avail. Unless God has a cruel sense of humour...

But the biggest surprise did not come from the U.S. nor from the hurricane (yes, it did not hit New Orleans with full force) but from abroad, in the form of aid from Venezuela. Chavez has ordered that Venezuela give a hand to the U.S. in this emergency situation. And to think that the C.I.A. and Pat Robertson wanted that guy killed...

Posted by phonono at 12:54 AM
août 27, 2005
{~} R.I.P. Denis D'Amour, aka "Piggy" de Voivod 1960-2005 {~}

Le Québec vient de perdre un de ses musiciens les plus novateurs et les plus intéressants.
Sans faire trop de bruit, à l'inverse de sa carrière au sein de Voivod, Denis D'Amour, aussi connu sous son nom de scène "Piggy", est décédé hier de complications suite à un cancer du côlon.

Sans être un guitariste flamboyant ni un génie de la six cordes, Denis était un être pourvu d'un don pour éclairer un genre très limité sous un nouvel angle et d'intégrer des éléments d'autres genres musicaux sans s'éparpiller inutilement comme beaucoup de musiciens métal font actuellement. Inspiré grandement par le son de Die Kreuzen, il l'avait néanmoins réinteprété selon les règles d'une grammaire synthétisant King Crimson, Rush, et le meilleur du punk.

Il le faisait avec tant de désinvolture qu'on aurait dit que c'était totalement naturel.

Ce décès ne pouvait survenir à un pire moment. En effet, après que Snake ait fait un retour surprise en 2002 et que Jason Newsted, ex-Metallica, ait joint le groupe pour un nouvel album éponyme en 2003, on aurait cru que Voivod était prêt à renouer avec un certain succès, surtout que le nouvel album studio prévu pour cette année marquait un retour au son Nothingface, sans conteste leur meilleur album et un des rares chefs d'oeuvre dans le domaine du hévé métal. L'album était presque terminé au moment du décès du guitariste.

Tu vas nous manquer, Piggy.

Posted by phonono at 11:04 AM
août 24, 2005
{~} Neo-con psychopaths {~}

J'ai toujours considéré que le néo-conservatisme tel qu'il se manifeste chez nos voisins du Sud les Amerloques était en réalité une réaction pathologique à un changement de l'environnement physique des Humains. Cette réaction se traduit par plusieurs symptômes dont les plus graves sont le désir d'annihiler tout ce que l'on considère comme des dangers ou des éléments de risque, de mauvaise influence ou de décadence.

Pat Robertson, un représentant de l'Église qui touche des millions de foyer par ses présences télévisées, a par exemple carrément cautionné l'assassinat d'un homme politique à la tête d'un État d'Amérique du Sud pour "la sécurité nationale". Lisez la trasncription et visionnez le clip ici.
Bill O'Reilly passe encore, on s'en attendrait.
Mais un HOMME D'ÉGLISE?
Il mérite d'être excommunié...

Posted by phonono at 12:37 AM
août 22, 2005
{~} Lbertarian bug {~}

What bugs me with people who think Libertarianism is the be all end all of sociological projects, is that somehow they fail to see the huge gaps in the world they envision.

For all those libertarians out there who think that Ayn Rand is a gift to the literary world, I did read her book Atlas Shrugged, and one of the first things I noticed in the first few pages, is the total absence of children. Many a libertarian or a member of the sect of fanatics called Objectivists (who try maladroitely to follow some of her principles) when talking about their ideal world where nobody is there to prevent them from doing whatever the hell they want, often forget that very important element of humanity, its propensity to procreate. I mean, who would take care of the children in a libertarian utopia anyway? These bozos would all be busy doing their own thing, in their supremely egoistical manner, and furthermore, they DESPISE people who have to depend on others to function, so why the hell would they use THEIR money to waste on such parasites as children?
And the same would go for the old people or the handicapped.

But the really bugging feeling is the same propensity they have than all the other zealots who get caught in the philosophical flavor of the month to repeat endlessly mantras concerning "the free market" and the "natural freedoms of man" when not bragging how freeing everything from the shackles of the state will cure our deject society of all our ills?

Like the disciples of Karl Marx, they are bent on having sociey follow THEIR ideas of a perfect world and a stable economy.
Like the disciples of Groucho Marx, I scoff at the mere mention of "ideas" from feckless crackpots like Jean-Serge Brisson (leader of the Libertarian Party of Canada), or Newt Gingrich (former Speaker of the US House of Representatives).
Unfortunately not enough people are scoffing at those people.

Posted by phonono at 08:20 PM
{~} Functionless art {~}

Chaos, un film de David DeFalco, est si ignoble que Roger Ebert l'a descendu en flammes dans une de ses critiques.
Pas étonnant, vu que ce film met en scène du viol, des meurtres sanglants et des crimes abominables et que les criminels s'en sortent sans se faire "pogner".

Le directeur et le producteur du film, très "déçus" de se faire critiquer par Roger Ebert, se sont drapés dans leur indignation de citoyens américains dont le devoir est de s'exprimer librement peu importe le contenu.
On peut avoir le droit de faire des films pareils. Mais on a aussi le droit de les critiquer, de les trouver nuls et de dire aux autres de ne pas y gaspiller leur argent.

La réponse de M. Ebert aux deux "créateurs" du film est d'ailleurs beaucoup plus éloquente et pertinente à cet égard. Lisez la, elle en vaut la peine.

Posted by phonono at 08:13 PM
{~} The clowns have a flag {~/}

Il n'existe aucun mouvement théocratique aux États-Unis, non non.

J'aimerais bien que ceci soit une blague.

Posted by phonono at 08:09 PM
{~} Hey, Uncle Sam, what's next? {~}

Nombreux sont ceux qui spéculent quant à savoir ce que sera le prochain "move" stratégique de l'administration américaine.

Certains voient un conflit nucléaire entre l'Iran et les États-Unis via l'Iraq mais je ne suis pas sûr que les résultats seraient intéressants.

En fait, ce serait une grave erreur tactique.

Posted by phonono at 08:06 PM
{~} Read and be depressed... {~}

Very depressed.

L'ère du crépuscule du pétrole tire à sa fin.

Je vous l'avais dit. Et répété.
Mais là vous le vivez.

Posted by phonono at 08:04 PM
{~} Mortelle caféïne... {~}

Complètement inutile mais typiquement "cyberculture", ce site qui permet de calculer le nombre de cannettes d'un breuvage caféiné pour que vous tombiez raide mort.

Moi j'ai besoin de 121 cannettes de Red Bull, 301 cannettes de Coca-Cola classique et 682 tasses de thé vert.

Hm. Ça fait réfléchir finalement...

Posted by phonono at 12:04 AM
août 18, 2005
{~} The invention that sucks pretty good {~}

Bon, je ne suis pas toujours enthousiasmé par les gizmos mais cette paille filtrante qui peut transformer de l'eau polluée en eau potable pendant un an pour une personne, coûtant deux dollars pièce...
Alors là, c'est dur à battre.

J'en achète quatre douzaine et j'en envoie à la famille de Kaseraka Mdaniluhi qui vit à Butembo au Congo.

Posted by phonono at 10:50 PM
août 14, 2005
{~} Bible Wars - Episode I - Prologue {~}

One thing that drives me mad is this recent trend in the United States, a trend that is creeping slowly and that, unfotunately, has spread inside the walls of democratic institutions of the republic : the slow erosion of separation between church and state.

One of the most appalling manifestation of this trend is the mushroom growth of Bible classes and the emergence of creationism as must-have of school curriculum. Religion is supposed to be something that brings people together. Well, Christianity and Islam, while they did a good job for a while, are now totally inappropriate at the task and they have clearly out-Pharisianised the Pharisians...

I decided to take a little personal jab at the invasion of Bible theme stuff everywhere by appropriating the "Holy Book" for myself. I got my hands on this (very badly) illustrated version of the Bible and changed the dialogue and text. Even without erasing the dialogue the work in itself is comical, with blonde and white-skin Adam and Eve and the poor historical reconstitution sandwiched in between the proselytism. Here is a first taste of my own Bible-theme museum.

***

Un phénomène qui me rend fou, c'est cette tendance récente aux États-Unis, tendance qui envahit lentement mais sûrement jusque les institutions démocratiques de la république : la lente érosion de la séparation de l'Église et de l'État.

Une des manifestations les plus inquiétantes de cette tendance est la croissance accélérée du nombre de classes bibliques et l'émergence du créationnisme comme cours obligatoire du cursus scolaire. La religion est censée rassembler les gens. Malheureusmenet, le christianisme et l'Islam, bien qu'ils aient fait du bon boulot à ce titre pendant un certain temps, s'avèrent aujourd'hui totalement inappropriés à cette tâche et ont assurément surclassé les Pharisiens dans leur propre suffisance...

J'ai décidé de réagir et de mettre mon propre grain de sable dans l'engrenage de cette invasion biblique tous azimuts en m'appropriant le "Livre Saint". J'ai ms la main sur une version (très mal) illustrée de la Bible et j'ai changé le dialogue et le texte. Même sans effacer le dialogue, l'oeuvre est comique, avec ses Adam et Ève blonds à la peau d'ivoire ainsi que la reconstitution historique de piètre qualité prise en sandwich par du prosélytisme de pacotille. Voici un avant-goût de mon propre musée à thème biblique.

Posted by phonono at 11:06 AM
{~} Le problème du libertarianisme {~}

"La liberté parfaite qu’ils recherchent est la liberté de faire des autres peuples leurs esclaves." -- Abraham Lincoln

On dirait qu’on nous a jeté un mauvais sort. L’époque où nous vivons est intéressante cependant que, sans aucune raison valable, nous nous retrouvons avec un surplus de libertariens. Cet article vise, je l’espère, à faire baisser la demande ou à tout le moins à expliquer à certains interlocuteurs libertariens pourquoi leurs commentaires du genre « Tu dois être le genre à aimer te faire voler ton argent par les autres, toi! » ne m’impressionnent pas.

Les libertariens ressemblent beaucoup aux Communistes d’il y a un siècle... souvent intelligents et intéressants (E.S.R., vous connaissez?), ils peuvent à tout instant émettre des diatribes passionnées à propos d’un futur glorieux ou, plus probablement, à propos des ignorants qui font obstacle à la L’Unique Vérité Évidente.

Origines douteuses
Le Libertarianisme, c’est comme si quelqu’un (appelons ce quelqu’un « Ayn Rand ») avait pensé l’anti-Communisme sur le coin d’une table. Constatez par vous-mêmes :

tableau1-libertariens.jpg

De toute évidence, ils ont en commun un fanatisme de tout crin. Ceux qui délaissent un extrême idéologique se retrouvent souvent à l’autre extrême; très rapidement (David Horowitz) ou lentement (Mario Vargas Llosa). Si vous êtes le genre de personne adorant l’absolu, vous le désirez même si toutes les autres convictions changent.

Méthodes contrariantes
La méthodologie ne diffère pas tant non plus : remédiez aux maux du monde par un conte de fées. Le communiste de 1910 ne pouvait se servir ne serait-ce qu’un seul élément du monde réel pour illustrer son utopie; même problème pour le libertarien actuel. Néanmoins, ils demeurent inébranlables quant à leur conviction que cela peut et doit se produire.

Ce mépris pour la réalité se manifeste sous d’autres aspects. Les libertariens adorent les arguments abstraits qui ne reposent sur aucun fait. Grâce à mon essai sur les impôts, je reçois régulièrement des courriels remplis de diatribes enflammées qui ne mentionnent aucun fait réel – ou alors oui, mais il s’agit d’une statistique inventée de toute pièce.

Cette grossière agressivité gagne probablement quelques partisans lors de petites fêtes où personne ne prend le temps de vérifier les chiffres; pour moi, cependant, c’est un péché capital. Si quelqu’un a la réponse à tout, défend des changements qui n’ont jamais été tentés et apporte des preuves malhonnêtes, il est cinglé. Si un homme n’a aucun doute, alors son hypothèse est infalsifiable.

Surtout pas inoffensifs
Les cinglés sont habituellement inoffensifs; par contre, je considère que le libertarianisme est très dangereux. Le « Libertarian Party » est une vrai blague [ ndt : un des leaders du Parti libertarien du Canada, Jean-Serge Brisson, a été en prison pour avoir refusé de porter la ceinture de sécurité depuis 1988]; cependant, un sous-ensemble peu attrayant d’idées libertariennes ont libre cours en politique états-unienne. L’ancien Président de la Chambre des Représentants, Newt Gingrich, tire une grande partie de son programme du libertarianisme. Bob Dole, candidat à la présidence de 1996, a contribué à répandre la notion libertarienne que tous les impôts sont mauvais.

Est-ce que G.W.B. est un libertarien? Je ne crois pas; il est plutôt un pantin des mégacorporations, ce qui n’est pas du tout la même chose. Les mégacorporations veulent faire comme bon leur semble – Je recommande la lecture des chroniques de Paul Krugman pour vous donner une idée de la gravité de l’implication de G.W.B. dans la crise actuelle – mais ils n’ont pas besoin d’une philosophie pour arriver à cette fin. De plus, les excès de la Guerre antiterrorisme nous montrent que les doctrines sociales du libertarianisme n’ont aucun intérêt pour le gouvernement actuel des É.-U.

Si vous les pressez sur le sujet, les libertariens vont généralement admettre s’opposer au bien-être corporatif et défendre la légalisation des drogues. Le site web du Libertarian Party parle autant de liberté sociale que de liberté économique. Toutefois, je n’ai jamais vu les éléments libertariens au sein du Parti républicain faire quoi que ce soit pour concrétiser ces idéaux théoriques; au contraire, ils sont heureux de s’allier avec des individus comme Ashcroft, qui dénigre les droits judiciaires, ou Starr qui s’immisce dans la vie sexuelle des politiciens, ou encore Bush qui fait de la protection des droits civils une blague, ou avec des théocrates qui veulent que le gouvernement contrôlent les films, les cours d’université et l’utérus des femmes.

Le libertarianisme qui a un certain effet sur le monde réel, alors, n’a rien à voir avec la liberté sociale et tout à voir avec la suppression de toutes les restrictions sur le milieu des affaires. Qu’y a-t-il de mal à cela, me direz-vous?

On l’a essayé, et ça a échoué
Les États-Unis ont déjà eu un gouvernement à un jet de pierre de l’idéal libertarien. Les entreprises pouvaient faire ce qu’elles voulaient— et elles le faisaient. Résultat : requins de la finance, escroqueries monopolistiques, malabars payés par les cadres pour attaquer les chefs de syndicats, des cochonneries dans notre bouffe, un cycle économique en dents de scie, esclavage et oppression raciale, famine chez les personnes âgées, diplomatie par les armes pour appuyer les intérêts financiers des corporations.

La crise financière actuelle n’est pas une anomalie. Il y a trente ans, les gestionnaires ont accepté le fait qu’ils travaillaient autant pour leurs travailleurs, leurs consommateurs et leurs voisins autant que pour eux-mêmes. Certains économistes (surtout Michael Jensen et William Meckling) ont décidé que les seuls dépositaires d’enjeux qui importaient étaient les détenteurs d’actions – et que la direction serait davantage responsable si on lui donnait d’importantes quantités d’actions. Pas étonnant que les p.d.-g. aient réussi à obtenir des actions sans rendre de comptes – ils sont grassement payés peu importe si l’entreprise est rentable ou non – cette obsession du prix des actions a entraîné des milliers de mises à pied, la planification à court terme et la malhonnêteté financière.

Tenez, regardez ce qui s’est passé en Russie, par exemple : un gouvernement qui implose, une production en chute libre, la propriété publique vendue pour des bouchées de pain, aucune sécurité sociale, la mafia dominant toutes les sphères. (D’ailleurs, la Russie est la réponse à ces individus au trop-plein de testostérone qui croient que les armes à feu vont empêcher l’oppression : la mafia aura toujours la dernière balle.)

Considérez les chéris de tous ces conservateurs des années 1980 : le Chili de Pinochet, installé par Nixon, louangé par Jeanne Kirkpatrick, George Bush et Paul Johnson. En vingt ans, la dette extérieure a quadruplé, les ressources naturelles ont été pillées, le régime de soins de santé universel a été abandonné (entraînant des épidémies de typhus et d’hépatite), les syndicats sont devenus illégaux, les dépenses militaires ont augmenté (Pour quoi faire? Qui va attaquer le Chili?), « privatisation » de la sécurité sociale (avec résultats très prévisibles : sauvetages financiers gouvernementaux en croissance constante) taux de pauvreté passant de 20 % à 41 %, soit le double.

Encourager la pauvreté
Les avalanches de statistiques peuvent en étourdir plus d’un; jetons encore un coup d’oeil. En 1970, un Chilien sur cinq (20 %) se trouvait sous le seuil de la pauvreté; après 20 années du régime Pinochet, le nombre avait doublé : 2 sur 5 (40 %). Le Chili était devenu un pays où la pauvreté, autrefois marginale, constituait le lot de la classe sociale la plus nombreuse.

Est-ce vraiment ce que l’on veut pour notre pays? Nous ne sommes pas loin. Aux États-Unis, observez le revenu moyen gagné par pourcentage de la population, selon les statistiques de l’I.R.S. (ministère du revenu des É.-U.) :

tableau2-libertariens.jpg

Ces chiffres devraient rasséréner un peu les libertariens et leurs pleurniches concernant les impôts trop élevés annihilant les mesures incitatives pour l’homme d’affaires opprimé. Le richissime 1 % de la population a doublé sa part du gâteau en à peine 15 ans. En 1973, les p.d.-g. gagnaient 45 fois le salaire d’un employé ordinaire (soit deux fois le même multiple qu’au Japon); aujourd’hui, ils gagnent 500 fois plus.

La nature de notre système économique a changé au cours des 25 dernières années et le nombre de gens qui l’ont compris est encore faible. Ceux qui ont plus de 40 ans ont grandi dans un environnement où les riches se sont enrichis mais où tout le pays était devenu prospère. Lorsque la productivité augmentait, les riches s’enrichissaient— nous ne sommes pas des satanés communistes, après tout— mais le revenu de tout le monde a augmenté.

Si vous faites partie de la génération de la Deuxième Guerre mondiale, vous aviez en fait accès à une éducation et un logement subventionnés, chaque année qui passait était meilleure que la précédente et vous étiez bien mieux nantis que vos parents.

Les États-Unis (ndt : et le Canada) étaient dominés par la classe moyenne, peut-être le premier pays de l’histoire où la majorité des habitants était à l’aise financièrement. Ce phénomène enrageait les communistes (qui avaient prévu le contraire). Tout libertarien qui se respectait était aussi quelque peu offensé. Les riches, cependant, avaient peu de raisons de se plaindre— eux aussi avaient une bien meilleure vie qu’auparavant.

Les Conservateurs— encouragés par les idées libertariennes— ont réussi à changer tout ça. Dorénavant, lorsque le niveau de productivité augmente, les riches conservent les gains, la classe moyenne se maintient à peine à flot et les pauvres s’appauvrissent. Les États-Unis ont encore un long chemin à parcourir avant de devenir un pays du Tiers Monde, mais le modèle à suivre est évident. L’objectif est une majorité appauvrie et une minorité super riche sans aucune restriction tangible sur son pouvoir et ses recettes financières. Nous allons échanger la prospérité de l’Amérique des années 1950 pour l’austérité du Brésil des années 1980.

Les péchés du marché
Le problème du communisme, c’est la corruptibilité du peuple. Prenez un intellectuel, l’avant-garde du prolétariat, et donnez-lui la responsabilité des intérêts des travailleurs. Il se transformera en dictateur, travaillant pour son propre bien et emprisonnant quiconque ose se plaindre.

Le problème du libertarianisme, c’est la corruptibilité du peuple. En se concentrant exclusivement sur les péchés du government, les libertariens oublient les péchés du marché. Une simple perspective historique, ou médiatique, montre que les corporations abusent volontiers de leur pouvoir.

- Les pauvres sont en général très mal desservis par les entreprises, même pour des services de base.

- Les habitants des centre urbains paient davantage pour leur nourriture et le coût du logement est étonnament élevé.

- Les banques n’attendent pas pour prélever l’argent mais sont assez lentes quand vient le temps de prêter.

- Le salaire minimum ne suffit pas pour vivre.

- Leurs employeurs n’assument pas les coûts aux soins médicaux; et une assurance-santé privée est bien trop chère.

- Les zones très polluées, celles qui causent des maladies graves, se concentrent dans les quartiers pauvres de la ville.

- Tout le côté ouest de Chicago, à l’est d’où j’habite, ne possède pas un seul cinéma. [ndt : dans le Centre-Sud de Montréal, où j’habite, un cinéma a été reconverti en salle évangélique, un vieux cinéma chinois a été détruit, c’est maintenant un terrain vague, et le plus vieux cinéma au Canada, le Ouimetoscope, est devenu une salle d’art qui a fait faillite…]

- Les services que la classe moyenne tiennent pour acquis, comme encaisser leurs chèques gratuitement, coûtent cher aux pauvres.

Puisque des phénomènes comme la pollution, la discrimination raciale et l’empoisonnement alimentaire n’affectent pas directement les coûts, ils ne sont pas tenus en compte par le marché (aussi efficace que ce dernier puisse être sous d’autres aspects).

Les entreprises vont empoisonner l’environnement, mentir aux consommateurs, vendre des objets non sécuritaires, abuser des travailleurs, jongler avec leurs états financiers, effectuer des délits d’initiés, boursicoter, discriminer, former des monopoles et des cartels, jouer les profiteurs, acheter les politiciens, et bien plus encore.

Leur réponse
Face à ces récriminations, la réponse des libertariens est généralement une des suivantes :
a) déni total
b) évocation de l’utopie (ça ne se produirait pas dans un monde idéal!)
c) tentative de déplacer l’argumentation sur les mauvaises actions du gouvernment.
d) attaque des solutions soi-disant étatistes du plaignant.

Évidemment, les communistes avaient recours aux même entourloupettes : a) Staline n’était pas si mauvais que ça; b) avec le véritable communisme il n’y aurait pas d’abus; c) parlons du Viêt-nam et de Coca-Cola; d) tu es de mèche avec les corpos.

Présentation déformée du gouvernement
La solution à bon nombre de ces maux, c’est le gouvernement.

Ceci dit, pour se débarrasser d’un épouvantail, il ne faut pas nécessairement se fier au gouvernement pour résoudre tous nous problèmes. Personne ne veut que le gouvernement soit partout; soyons réalistes, nous avons probablement trop de gouvernement dans certains domaines et pas assez de gouvernement dans d’autres.

Si vous voulez la prospérité des masses – et pourquoi diable les masses appuieraient n’importe lequel autre objectif? – il faut un équilibre entre le public et le privé. Pour l’atteindre, il faut les éléments suivants :

- L’État de droit. En gros, des lois et des règles, un service de police efficace et des tribunaux . Comme dit Stephen Holme, « Il n’y a aucun État de droit jusqu’à ce que la mafia ait besoin d’avocats ». Neal Stephenson tient le même argument dans Zodiac : dans une société libérale, il est possible de faire obéir les entreprises à la loi, car les entreprises n’aiment pas la mauvaise presse. On n’a pas cette possibilité avec les mafias.

Les libertariens ont parfois une foi touchante en la loi – vu sous un autre angle, une bonne dose d’indignation pharisaïste contre les forces de l’ordre (qu’ils aiment appeler les « gars à pétoires »). Dans la réalité, toutefois – en Amérique latine, par exemple, où il y a souvent des lois très admirables contre diverses oppressions –
si on ne fait pas respecter la loi, les gens l’ignorent.

- La confiance des consommateurs. Cela signifie que les abus et la fraude seront poursuivis en justice et qu’il ne sera pas nécessaire de verser des pots-de-vin pour faire avancer les choses (une des principales raisons qui fait que la plupart des pays pauvres restent pauvres).

- Un gouvernement et des entreprises réceptifs et humains. Cela signifie : démocratie, droits pour les actionnaires et les syndiqués ainsi que la liberté de presse. Personnellement, je crois qu’un jour nous allons découvrir que monarchie et entrepreunariat ne font pas bon ménage non plus.

- La concurrence. Les monopoles exigent des taux plus élevés, étouffent l’innovation, abusent des filiales et fournissent un service pourri. (Les requins de la finances des années 1800 désiraient ouvertement le contrôle des monopoles, et ce afin d’augmenter leurs profits.)

- Une pyramide corporative à base élargie – et pas seulement quelques multinationales au-dessus. Les PME sont habituellenent les moteurs de l’innovation et les plus importants créateurs de nouveaux emplois.

- Aucune barrière freinant la mobilité dans l’échelle sociale ou l’innovation commerciale (p. ex. racisme; monopoles; « concession de licences » dont le seul but est de protéger les marchés existants; prêts ou tribunaux inaccessibles; pots-de-vin; mafias).

Outre le besoin actuel de gouvernement, les libertariens ignorent aussi son rôle dans l’histoire des États-Unis.
La source de la richesse des requins de la finance, par exemple, a été une série d’appropriation de terres. Le gouvernement accordait d’immenses lopins de terre aux compagnie ferroviaires, qui les revendaient ensuite à des prix gonflés aux colonisateurs et extorquaient des millions de dollars des villes qu’elles étaient censées desservir.

Le moteur économique des États-Unis est toujours le Midwest et le Nord-Est, des zones très démocrates et libérales. Les régions les plus fidèles aux Républicains, quant à elles, l’Ouest et le Sud, sont également les plus subventionnées par le gouvernement fédéral... c’est-à-dire, par le reste des États-Unis.
On pourrait dresser un parallèle avec l’enfance : gâtez-les et ils développent une philosophie selon laquelle ils méritent d’être gâtés.

Contradictions sur les impôts
Or, la plupart des libertariens, en théorie, acceptent l’idée du gouvernement pour la défense et les forces de l’ordre. (Apparemment il existe certains absolutistes qui ne croient même pas à la défense nationale; J’imagine qu’ils désirent l’utopie libertarienne pour un temps, pour ensuite la donner à des envahisseurs étrangers.)

Cependant, la défense nationale et les forces de l’ordre, ça coûte cher : environ 22 p.100 du budget (33 p.100 du budget ne concernant pas la sécurité sociale). Impossible de mettre ça dans sa pipe et soutenir que tous les impôts sont mauvais.

Voilà ce que je trouve malhonnête à propos de (par exemple) la campagne présidentielle de Bob Dole en 1996, où il avait adopté la doctrine libertarienne selon laquelle le gouvernement vole « votre argent ». Si la défense nationale et les forces de l’ordre comptent pour plus d’un cinquième des impôts fédéraux, alors ce montant-là, au moins, n’est pas « votre argent » mais plutôt une ponction légitime pour des services nécessaires.

Le dogme libertarien, c’est que les impôts prélevés par nos représentants élus sont du « vol ». Toutefois, les libertariens profitent, comme le reste d’entre nous, de services gouvernementaux : la défense, la sécurité publique, l’éducation pour tous, la protection du consommateur, un système de tribunaux, de routes et d’aéroports, la Sécurité sociale. Je ne peux respecter une philosophie qui jouit de services qu’elle refuse de payer.

Moralité inacceptable
Il est peut être pratiquement impossible de faire en sorte qu’un libertarien abandonne position, pas plus qu’il n’est possible de contre-argumenter un fanatique religieux ou un Espérantiste. Par contre, il est possible de l’opposer à l’aide d’une moralité différente et, espérons-le, plus évoluée.

Le libertarianisme, c’est en fait avoir la moralité d’un gangster. Cela équivaiut à l’adoration des gens déjà riches et célèbres, privilégiant l’argent et la propriété par-dessus tout le reste – l’amour, l’humanité, la justice. N’oublions pas cette inquiétante fascination pour les armes à feu.

C’est aussi la philosophie d’un adolescent morveux, quelqu’un qui a lu trop de Heinlein, absorbant la notion sordide qu’une élite intellectuelle doit régner sur les masses sous-humaines et convaincu que la lecture de quelques mauvais romans suffit pour se qualifier membre de l’élite.

J’ai mes propres articles de foi. Par exemple, je crois qu’un philosophie politique doit :
- profiter à toute la population, pas seulement à une élite de n’importe laquelle dénomination
- offrir une vision positive et non pas seulement la haine des autres philosophies
- reposer sur ce que peuvent nous enseigner les meilleures données scientifiques et historiques , plutôt que sur de la science-fiction
- être modifié à la lumière de ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas
- entraîner une plus grande liberté et prospérité plus la nation s’en rapproche.

Sous tous ces angles, le libertarianisme ne fait pas le poids. Dès que le peuple réussira à devenir rationnel en ce qui concerne la politique, j’envisage qu’il le rejettera à titre d’échec pratique et de désastre moral.

Cet article © Mark Rosenfelder
traduction Eric Plourde ©2004 avec permission de l'auteur

Posted by phonono at 02:01 AM
août 07, 2005
{~} Work ethics {~}

Les soldats américains pire que la pègre?

Des nouvelles du front font état de la possibilité d'extorsion de la part de soldats en Iraq, extorsion pratiquée auprès de marchands irakiens en échange de "protection" mais surtout pour des "fonds militaires" pour de l'achat "d'équipement" et pour 'payer des factures'. L'Armée américaine trouve que le terme extorsion est un peu mal choisi et préfère parler "d'arrangement entre des vendeurs et des soldats un peu mal pris".

Pendant ce temps, dans le pays de la montée de l'intégrisme chrétien, certaines entreprises de sécurité, atteint de paranoïa aiguë, vont jusqu'à interdire la fraternisation entre leurs employés, contrevenant à une des dispositions de la charte des droits et libertés (droit d'assemblée et de réunion).
Évidemment, l'entreprise concernée parle de "rendez-vous intimes" (dating) mais jugez donc par vous-mêmes la nature du litige.

{~} Graffiti politti (part deux) {~}

Je l'ai déjà dit, les mecs qui font des tags, c'est comme des chiens qui pissent pour faire leur territoire. Aucun rapport avec l'art. Et aucun sens réel du "danger" (se faire pincer par la police? Amateur...)

Par contre, Bansky, champion de l'art subversif, s'est placé dans la ligne de tir de soldats israéliens pour décorer le mur érigé sur la frontière palestinenne en guise de protestation.

Ça n'en prend plus des comme ça.
Right On, dude.

Posted by phonono at 12:19 AM
août 05, 2005
iTunes Music S**t

La compagnie qui veut que vous pensiez différent a avancé un autre pion en s'assurant qu'un de ses produits-vedette, le iTMS, ait pignon sur rue au pays du Soleil levant.

Est-ce que les Nippons seront aussi dupes que les milliers (ou les centaines?) de personnes ailleurs dans le monde riche qui se sont inscrit à ce service-pour-vendre-plus-de-iPods? Encore aujourd'hui, je considère que le service offert par Apple est loin de nous permettre de nous sortir de ce bourbier qu'est l'industrie moderne de la musique. Non seulement par iTMS retrouvons-nous les mêmes chefs de file de l'arnaque harmonique mais en plus c'est présenté dans un fouillis inextricable, une bouillie indigestes de "grands" noms de la "musique" classés selon les mêmes critères qu'on retrouve dans les vendeurs de plastique cheap a.k.a les magasins de disques.

Mais le pire dans tout ça c'est qu'on dirait que personne n'a remarqué l'iniquité de vendre TOUTES les chansons d'un album le même prix. D'une part, face à l'aspect de la durée... _aucune_ chanson n'a exactement la même durée que l'autre. Ainsi, selon iTMS, on peut acheter des soubresauts sonores du Naked City de 20 ou 30 secondes, le MÊME prix qu'une suite de Sibelius de 34 minutes.... Où est la logique??? Si un album ne possède qu'une seule pièce de 30 minutes, va-t-on obliger l'artiste à subdiviser cette pièce en plus petits morceaux pour en faciliter la vente?

De même, plusieurs chansons comportent des silences. Ce qui implique que l'on achète du silence... Et si une pièce, c'est une ou deux minute de silence comme sur Ciccone Youth ou Soundgarden (Ultramega OK) ? Je crois que quelqu'un a déjà remarqué le non-sens de la chose, en affichant un fichier mp3 de silence sur l'album Ciccone Youth, gratuitement sur son site après l'avoir acheté sur iTMS.

Ces deux éléments se rajoutent au problème qui n'a pas été réglé par Apple, celui de l'hégémonie des majors. Car, tant qu'à aplanir horizontalement de façon égale le coût par toune, pourquoi ne pas aplanir aussi horizontalement l'affichage par artiste ou par étiquette en laissant autant de place à une étiquette mineure comme Lookout! et une mégacorpo comme Warner.

Même son de cloche pour Archambaultzik.ca où la seule différence, c'est le format, _encore unique_ c'est-à-dire Windows Media (le Québec entier est vendu au géant Microsoft, on dirait...) Où sont les possibilités? Où est la variété? Elle est quasi-inexistante. La division des genres suit aussi l'orthodoxie imposée par l'industrie du disque. Un artiste peut-il vendre ses trucs DIRECTEMENT sur le site au lieu de passer par un label? On vend du boring à satiété.

La seule solution logique, c'est que chaque maison de disque développe son propre système de distribution en ligne mais que les règles soient dictées par un organisme indépendant. Ainsi, cela forcerait l'innovation et la compétition. Comme c'est présentement, on a échangé vingt-cinq sous pour un dollar, autremendt dit un oligopole pour un oligopole...

Posted by phonono at 07:07 AM