novembre 21, 2005
{~} Ambivalence {~}

Je suis quelque peu ambivalent face à la nouvelle que l'ADQ soit en déficit. Est-ce que je dois en rire ou au contraire en être inquiété?

De même, puis-je être à la fois content de la mort de Franco et indisposé par les gens qui célèbrent l'anniversaire de sa mort par des saluts fascistes?

Posted by phonono at 12:56 AM
{~} Citrus fruit(cake) country {~}

Ah, ces Floridiens... non contents d'avoir implémenté une des plus sottes lois d'État qui soient (la loi Shoot First qui permet de tirer avec une arme à feu tout individu qui nous menace), les voilà empêtrés avec la Kabbale et une eau bénite censée guérir le chancre bactérier des agrumes...
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Katherine Harris, then Florida's Secretary of State—and now a member of the U.S. House of Representatives—ordered a study in which, according to an article by Jim Stratton in the Orlando Sentinel, "Researchers worked with a rabbi and a cardiologist to test ‘Celestial Drops,' promoted as a canker inhibitor because of its ‘improved fractal design,' ‘infinite levels of order,' and ‘high energy and low entropy.'"
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La loi "Shoot first" a peut-être déjà été implémentée en catimini à Washingtone par un Floridien en visite dans un centre commercial à Tacoma...

Posted by phonono at 12:35 AM
novembre 20, 2005
{~} Discrepancy brings more misery {~}

Wal-Mart s'est encore fait prendre les culottes baissées... Cette fois il ne s'agit pas de rumeurs propagées par des memos internes interceptés mais par des arrestations sur un chantier. Des immigrants sans papiers travaillant pour Wal-Mart mais engagés par un sous-contractant (selon l'administration de W-M) ont été arrêtés par les autorités.

Il ne faut pas se surprendre que des entreprises nord-américaines se laissent aller à de telles tactiques. En réalité, ces tactiques d'engager des immigrants, réglos ou pas, de les payer moins que le salaire minimum ou un salaire dérisoire sont beaucoup plus répandues que l'on pense. L'industrie du textile a longtemps privilégié ces tactiques pour se permettre une grande marge de profits. L'agriculture en Amérique du Nord, ce qui inclut ici le Québec, dépend de plus en plus de travailleurs temporaires oeuvrant pour une fraction des salaires normalement accordés aux personnes dans ce secteur. Oui, la main d'oeuvre locale fait cruellement défaut, l'agriculture c'est pas pour tout le monde mais, lorsqu'on regarde le processus, on voit immédiatement qu'il s'agit d'esclavage. Car les migrants temporaires travaillent au Canada mais n'ont aucun droit autre que celui de travailler. À partir de cette pratique, il n'y a souvent qu'un pas que bien des gens, par insouciance, ignorance, avarice ou simplement par opportunisme, n'hésitent pas à franchir.

Par exemple, beaucoup de familles riches n'hésitent pas à engager des femmes Philipino pour prendre soin des enfants qu'ils n'ont pas le temps d'élever eux-mêmes. Comme les Philipino sont à majorité catholiques et qu'elles parlent l'anglais, ils peuvent les insérer facilement dans l'économie parallèle. Mais souvent ces femmes peuvent rester sans statut et tout problème de leur part, ou de la part d'un fonctionnaire tâtillon et tant pis pour elle.
Autre exemple, la compagnie Mega Bloks de Montréal, qui a fait son entrée sur le marché des jouets en piratant (en anglais leeching) le design des LEGO danois (qui eux-mêmes ont imité Meccano et Playmobil mais de manière plus inventive... ) a réussi à garder une marge de profits assez tôt dans son existence en engageant des immigrants sans papier payés soit sous la table ou avec un salaire bien en-deça du salaire minimum requis par la loi. J'ignore si c'est encore le cas aujourd'hui mais ce le fut pendant au moins 5 ans à la fin des années 1990.

Pour régler ce problème, les immigrants sans papiers engagés par Wal-Mart ou ses sous-contractants, il suffirait simplement d'obliger les entreprises concernées à payer les immigrants "illégaux" le même salaire qu'un résident permanent ou un immigrant reçu. Du coup, l'incitatif pour engager des sans papier disparaît et le flux de ce type de personnes diminue puisque les entreprises ne voudront pas les engager, puisqu'ils ne feront pas autant de profit avec aucune porte de sortie de la part de l'employé...

Ailleurs dans le monde, les disparités sont accentuées aussi par les touristes ou par les riches Européens et Asiatiques qui veulent sauver la piasse en allant en Inde profiter des prix hyper-bas pour obtenir une opération ou des soins de santé (par rapport à l'Europe ou le Japon) et ainsi passer devant les Indiens (qui souvent ne peuvent pas se le payer). Comme les patients les plus riches mobilisent plein de ressources, cela créé des situations genre cette femme diabétique de la région de Kolkata qui perd un oeil à cause d'une infection mal surveillée qui attire des fourmis. Malgré ses plaintes, le personnel infirmier -- qui spéculait une douleur vive normale après une infection -- n'a pu sauver l'oeil de la dame.

Get rich or die trying?

Posted by phonono at 06:41 PM
{~} Metal Made in Quebec {~}

J'aurais pu appeler cet artcle "Death Of The Metal Eagles Part III" mais cela aurait été une erreur de ma part. D'abord, aucun "Aigle du métal" n'est mort récemment et d'autre part, ce n'est pas de la mort du hévé métal à titre de courant musical dont je veux parler mais plutôt d'un portrait plus juste d'une scène en particulier : le heavy metal au Québec.

Mon portrait n'est pas LE portrait de la scène métal au Québec. La raison pour laquelle c'est un portrait plus juste s'articule sur deux axes :
1) je connais assez bien la scène pour avoir déjà été à des concerts et même parlé avec des "personnages" évoluant dans et autour de cette scène.
2) je ne suis pas un 'fan' encore moins un 'membre' de cette scène et, comme pour moi il n'y a que deux sortes de musique, la bonne ou la mauvaise, je peux accepter qu'il y ait du bon et du mauvais hévé métal, mais j'applique les mêmes règles au métal qui s'appliquent à tous les autres styles.

D'abord, une mise en contexte s'impose. Comme tous les garçons québécois nés entre 1965 et 1975, j'ai été exposé au hévé métal des premières armes, celles des guerriers en froc de cuir, qui trouvaient peu d'écho chez moi. Judas Priest, Iron Maiden, Saxon, pour moi ce n'était pas de la musique très intéressante. Et les rares vidéos que je voyais ne m'intéressaient pas plus. Les idiots qui faisaient partie des groupes maquillés comme Twisted Sister ou Quiet Riot, quand ce n'était pas des horreurs innommables comme Helix ou autres Europe, me repoussaient au plus haut point. Même Kiss, le groupe le plus adulé des gars de mon âge, ne me faisait pas un pli... que de la frime, je me disais. Par contre, AC/DC ou Cheap Trick éveillaient déjà un peu plus mon intérêt.

Comme j'étais dans une petite ville à 600 km de Montréal ou Toronto, j'avais peu de chance d'entendre autre chose que la radio. Seule la radio communautaire a réussi à combler ce manque de musique qui catalyserait toute l'agressivité accumulée depuis le primaire et qui ne trouvait pas d'exutoire suffisant dans les cours de karaté.

Donc, les premiers vrais groupes de hévé métal que j'ai connus, je les ai connus en lisant des magazines sur la musique que j'aimais, le hardcore (ou ce qui en restait en 1984-1985) et je me suis donc tourné vers ceux qui me semblaient les plus mélodiques : Metallica, Metal Church, Megadeth, et, par ricochet, Anthrax, Trouble, Celtic Frost, sans oublier Voivod.
Ces groupes avaient une attitude différente face à la musique que je ne retrouvais pas chez les gusses à spandex qui envahissaient peu à peu MTV et plus tard, Musique Plus. En fait, j'ai rapidement perdu intérêt pour ces groupes en voyant qu'ils n'évoluaient pas vraiment, et puis j'avais découvert des dizaines de groupes plus intéressants sur des petits labels indépendants (SST, Alternative Tentacles, Dischord, Touch & Go, Subpop), plus intéressants parce qu'ils étaient plus proche de l'idée que je me faisais des musiciens : des humains comme les autres qui réussisent à communiquer avec nous par leurs instruments; le clou dans le cercueil a été le spectacle de Metallica en 1989 au Colisée de Québec : un mégaspectacle en compagnie de plein de métalleux chez qui je découvrais un tribalisme assez inquiétant et pour qui je n'avais pas grande affinité finalement.

Mais j'ai continué à m'intéresser aux groupes metal, puisque beaucoup de groupes qui m'ont fait vibrer pendant mes années de collège et mes années de bac ont été en partie des groupes metal comme Soundgarden, Faith No More, Sepultura et Fear Factory.

Assez parlé de moi. Attaquons le sujet de front.
Pour résumer ma pensée sur le métal, le death metal surtout, tel qu'il est pratiqué à l'heure actuelle au Québec, je peux faire cela en une seule phrase :
Le death metal actuel est à la musique ce que le film porno est au cinéma.
Cette analogie, qui peut paraître boiteuse au premier abord, trouve son sens en tenant compte des parallèles suivants :
a) comme le film porno, le death metal est axé d'abord et avant tout sur la performance. La performance non pas comme un véhicule pour communiquer des émotions ou un message mais la performance comme acte ultime d'égocentrisme, de masturbation-spectacle; en somme, c'est une fin en soi.
Comme dans les films pornos, les concerts de death metal sont construits comme une suite de performances ultra-calculées, peaufinées et répétées dont le but n'est pas d'articuler une quelconque idée de la musique (ou de l'art) mais de montrer l'amplitude des prouesses physiques possibles dans un minimum de temps. Chaque pièce est prévisible et la violence, la vitesse, la force et la quantité sont au coeur des préoccupations.
Il n'y a aucune place à l'improvisation, au silence, à la lenteur (sauf si elle sert à accentuer l'effet dramatique). Que Flo Meunier, batteur de Cryptopsy, apparaisse à une émission télé de sports extrêmes plutôt qu'une émission sur la musique, en dit long sur la nature de sa passion.

b) comme pour les pornocrates, les pratiquants des disciplines métal ont subdivisés en plusieurs centaines de sous-genres le genre initial, pour occuper une pléthore de niches économiques afin d'éviter la compétition directe, souvent féroce. Cela n'empêche pas la tribalisation de se manifester, comme dans ce concert de Descent Into Nothingess où un des spectateurs admonestaient les thrashers qu'il ne s'agissait pas 'd'un show har'core', ou quand un groupe particulier tourne en dérision un autre groupe pour un détail cosmétique (maquillage style black metal, port de tel ou tel t-shirt d'un autre groupe) -- ce qui est arrivé à plusieurs reprises, sous mon nez.

Malgré ces subdivisions, la majorité des métalleux demeurent à la fois obsédés par l'imagerie et la symbolique chrétienne, ou encore la mythologie en général. D'ailleurs, les meilleurs groupes du genre ont atteint leur zénith musical justement au moment où l'imagerie myhtologique était à son plus bas. C'est-à-dire que les meilleurs albums de métal sont ceux qui sont le plus loin possibles des symboliques chrétiennes/antichrétiennes. Par exemple, Masters of Puppets touche à des sujets plus variés comme les méfaits de la cocaïne, de la guerre, des institutions psychiatriques. Roots de Sepultura intègre les éléments des ethnies de l'amazonie brésilienne, De-manufacture aborde la symbiose grandissante entre l'humain et la machine et les angoisses que cela peut causer. Mais les groupes death metal actuels, surtout québécois, ont tous des noms relatifs à la Géhenne ou affichent une obsession maladive par rapport à des thèmes comme la mort, font preuve d'une constance déroutante quant à la symbolique machiste, comme les bizouneux de films porno.

c) D'ailleurs, les pornocrates et les métalleux sont tous deux extrêmement conservateurs. D'abord, très peu de ces individus évoluent, et, d'autre part, leur vision du monde reste une tentative un peu naïve de s'accrocher à une adolescence qui s'estompe peu à peu. Quiconque regarde les pochettes ainsi que les vidéos de Manowar de leurs débuts à aujourd'hui serait bien mal pris de voir quelconque variance dans le thème ou le visuel. Sinon que la chair des protagonistes ramollit et que la quantité de pitounes augmente. Bien des groupes métal comme Exodus ou encore Testament/Dragonlord tentent tant bien que mal de cacher leur manque de progression en noyant leurs auditeurs sous un déluge de notes qui ne sont qu'une faible variation sur des riffs déjà entendus des milliers de fois, comme le film porno présente la même formule déjà vue des milliers de fois, présentés avec une infime variation.
Ce conservatisme s'exprime aussi dans leur façon de reléguer aux oubliettes les contributions musicales des autres genres au heavy metal, surtout les genres créés par les Noirs américains. Très peu de groupes peuvent en effet se targuer d'avoir en leur sein des Noirs. C'est paradoxal quand on pense que le jeu de guitare et le maniérisme affecté des 'axemen' du death metal sont les descendants directs de Hendrix et sa propension à torturer son instrument.

d) La surspécialisation est tellement poussée à l'extrême que les niches occupées sont maintenant indélogeables, au point où le manque de l'orthodoxie est réprimé fortement. Cette situation n'est sûrement pas étrangère à la lente incursion de la sphère populaire dans l'univers du métal, percée qui s'est manifesté de manière inélucable avec l'arrivée de l'album noir de Metallica en 1991, année charnière où le grunge a détrôné le métal comme genre 'underground' (qui lui-même avait détrôné le punk) et où le 'nü-metal' fit son apparition avec -- aux États-Unis -- dans le nord, Rage Against The Machine et, dans le sud, Pantera. Metallica devenu mainstream, la brutalité dût être décuplée par les autres groupes afin de conserver le peu de crédibilité acquise.

Autre argument qui tend à renforcer mon analogie, le fait que la porno soit devenue quelque chose de 'normal', 'à la mode' et que l'acceptation de la porno, la forme brutale et néo-conservatrice de l'érotisme, trouve son parallèle dans l'acceptation du 'métal' comme forme néo-conservatrice des expériences rock des années 1950, 1960 et 1970. L'arrivée de la porno sale en 1975, avec 'Deep Throat' coïnciderait avec l'arrivée du heavy metal dans le 'mainstream', c'est-à-dire année où Black Sabbath commence à être populaire, l'année du premier Judas Priest... plus de 30 ans après cette date, la quasi-totalité des groupes québécois de métal affiche un conservatisme farouchement défendu et une homogéinité non-avouée... et, à l'instar de la pornographie récente, la création n'a plus rien à voir ni avec l'art ni avec l'expérimentation.

Sont-ce là les seuls liens à établir avec la pornographie? Mis à part Unexpect, quels groupes québécois font du métal où la prouesse technique et la performance physique ne sont pas au coeur des préoccupations du band? Je garde cet article en permalien afin de tenter moi aussi d'y répondre.

Posted by phonono at 01:35 AM
novembre 17, 2005
{~} Joussif {~}

J'ai sauté de joie ce matin en lisant les nouvelles.

Non, pas parce qu'André Boisclair a été choisi nouveau chef du Parti Québécois. Ça je m'en tamponne le coquillard. Et quand bien même je suis un straight edge (encore) et que je suis très strict en ce qui concerne l'utilisation de substances euphorisantes, licites ou illicites, les Libéraux n'ont pas à pavoiser. En fait, ils devraient tous fermer leur petite trappe d'inconséquent et de petits morveux. Comme si les petites cliques "d'hommes d'affaires" pour qui ils effectuent des championnats d'à-plat-ventrisme n'avaient JAMAIS trempé dans la poudre coupée avec de la vitre et autres "plaisirs" de la vie des nouveaux aristocrates. Aussi pire que les Libéraux fédéraux : 'On s'est fait pogner à extorquer, alors, pour être certain de bien réparer les dégâts causés par l'extorsion, on va continuer à extorquer...' Jean Pelletier, rot in Hell.

Non, j'ai sauté de joie parce que le maire sortant de Montréal, Tremblay 'J'ai eu à peine 10 % du vote' a eu la bonne jugeotte de dire aux roitelets de la ceinture nord des banlieues drabes que certains d'entre vous, ainsi que moi, subventionnent pour que leurs McMaisons continussent d'être chauffées pendant l'hiver, il a eu la bonne jugeotte Tremblay de suivre à la lettre les recommandations du BAPE (Bureau d'audiences publiques en environnement) et de dire NON au pont de la 25, parce que Montréal a des priorités et, DUH, les priorités de Montréal c'est pas Laval ou des coins perdus comme Lachenaie mais la rue Notre-Dame, le métro vers Saint-Léonard ou Anjou, le train de banlieue vers Repentigny, POUR QUE LA MÉTROPOLITAINE SOIT UN PEU MOINS BLOQUÉE PAR LES TAUTOS DES ADDICTS DU PÉTROLE ET QUE LE SMOG NE SOIT PLUS UNE SPÉCIALITÉ MONTRÉALAISE.

Eat my shorts, Vaillancourt.

Posted by phonono at 11:36 PM
novembre 09, 2005
{~} Démocratie municipale - the aftermath {~}

Taux de participation anémique sauf dans les régions... c'est dur à avaler... 39 % à Mourial. Bordel imaginez si 40 % de plus avaient voté pour les autres partis que ceux des deux jovialistes?

Le plus dur à avaler par contre c'est de revoir des personnes qu'on avait pensé avoir convaincu de voter et qui nous avouent un peu penaudes qu'ils n'y ont pas été. Et que presque toutes ses personnes sont des femmes. Come on les madames! Vas-tu falloir vous enlever le droit de vote pour que vous retourniez aux urnes???

On voit pourquoi le pays est en déficit démocratique. Les gens ne votent pas... Surtout pas là où ça compte le plus.

Mais la véritable ombre au tableau quant à moi : le vote électronique. Le nombre de bulletins de vote refusés est assez impressionant. Il y a anguille sous roche. Un autre PPP qui n'a pas bien fonctionné. Je crois qu'il serait bon d'écrire au directeur général des élections et de lui dire de laisser tomber les machines de vote électronique la prochaine fois. Je suis sûr que plein de gens n'ont pas compris qu'il fallait noircir la case au complet et qui ont fait des crochets ou des x et que la machine a refusé certains de ces bulletins...

*update*
Finalement les Montréalais ont participé à un maigre 35 %. Snif.
En lisant Le Devoir ce matin, mes doutes quant au vote électronique se sont avérés fondés. Des machines louées en Indiana, aux États-Unis, dont l'historique de vote électronique nous a donné la pire administration publique de l'histoire des États-Unis, et, une fois de plus, la propension d'une entreprise à ne PAS livrer la marchandise. Les problèmes n'ont pas été vécus seulement à Montréal mais à peu près partout où on avait élections à l'aide de ce procédé.

Finalement, après plusieurs années de vote électronique, l'argent investi là-dedans c'est du gaspillage. Il faudrait plutôt réviser l'appareil démocratique et donner la chance égale à tous les partis de s'annoncer (pas avec des pancartes en polyvinyle mais dans les médias) en abolissant la campagne de financement électorale traditionnelle et en la remplaçant par une cagnotte commune divisée équitablement parmi les partis en lice, cagnotte financée par des impôts corporatifs préexistants.

Mais je considère toujours que les municipalités seraient mieux habilitées à gérer des trucs comme la santé et l'éducation. Pas les provinces et SURTOUT PAS LE FÉDÉRAL.

Posted by phonono at 09:45 AM
{~} A musical catastrophe {~}

Non, je ne vous parle pas du dernier album de Marc Dupré (il continue ses a mauvaises imitations, sauf que cette fois il tombe dans la monoculture en copiant gauchement Bryan Adams, aka Monsieur Je-vous-joue-la-même-toune-depuis-1984) mais plutôt décès du batteur du groupe DMBQ (et aussi du légendaire Shonen Knife) aux États-Unis.

Petit conseil aux non-Nordaméricains qui prévoient faire une tournée aux États-Unis dans un camper volkswagen réaménagé : c'est la pire place pour circuler! Les gens ne savent pas conduire et en plus, ça va vous coûter un bras pour vous faire (mal) soigner!

Posted by phonono at 12:17 AM
novembre 05, 2005
{~} Démocratie municipale - last call {~}

Ceci n'est pas une supplication à genoux ni une demande formelle.

C'est une admonestation.

Comme il est illégal -- et surtout pas très efficace -- de fouetter les masses pour qu'elles aillent voter, je ne peux que vous ordonner de vous présenter à vos bureaux de vote respectifs demain, pour ceux qui habitent des villes ou des municipalités où se tiendront des élections.

La raison est simple : les élections municipales sont aussi importantes sinon PLUS importantes que les élections provinciales ou fédérales. Pourquoi? Parce que votre conseiller municipal et votre maire, il est beaucoup plus facile d'accès et surtout affecte bien davantage votre milieu de vie, votre environnement que votre député ou votre premier ministre. Les décisions prises à ce niveau vous affectent beaucoup plus directement que celles prises plus 'haut'. Même les fermetures d'usines décidées au fédéral, qui entraînent des pertes économiques, peuvent être amorties ou même récupérées si les gens ont élu un représentant fort et dynamique qui peut aller chercher d'autres énergies ou d'autre sources de financement ailleurs.

Je ne vous dirai pas pour qui voter, mais je vous dirai simplement ceci : les sociétés qui ont arrêté de voter ou qui votent moins se retrouvent avec des économies effilochées et des leaders autoritaires.

Alors, bonnes élections et surtout, bonne chance.

Posted by phonono at 01:17 PM
novembre 04, 2005
{~} Energy efficiency Deathmatch : Greed 1 - Environment 0 {~}

Ça y est, le Sénat américain a retiré le dernier obstacle qui aurait empêché des entreprises d'effectuer des forages pétroliers en Alaska, en plein coeur d'un sanctuaire et d'une zone de conservation.

Voilà donc les États-Unis passer définitivement en mode destruction totale. Le gouvernement des Républicains a vraiment touché le fond du baril avec cette histoire de forage en Alaska, les poursuites judiciaires contre la clique des protège-Bush, Ken Lay qui ment comme il respire, l'ineptitude à gérer des crises comme la guerre en Iraq ou les ouragans comme Katrina, le manque de rigueur dans les médias, quand ce n'est pas la population en général qui prend des décisions douteuses comme remplacer le pétrole par du charbon pour chauffer leurs maisons...

Si je suis en général optimiste de l'avenir, pour les États-Unis je ne vois vraiment pas comment ils vont faire pour se sortir du trou, que dis-je, des sables mouvants, dans lequel ils se sont enfoncés, sauf peut-être envahir la Syrie ou continuer de forcer des traités de libre-échange où la liberté c'est d'envahir le marché des pays signataires et de les enchaîner à produire ce que les Amerloques ne produisent plus depuis belle lurette.

Le pire c'est que bien des gens au Canada continuent de penser que ce modèle de gestion inepte est un modèle à suivre et que, de toute façon, on n'a pas le choix de se plier à leurs exigences parce que c'est notre voisin...

Quand j'entends ce genre de commentaire, ça me fait penser aux marionnettes de l'apparatchik polonais qui disaient qu'ils n'avaient pas le choix de faire comme l'Union Soviétique puisqu'ils étaient leur voisin et qu'ils partagaient la "même culture" etc. Vous voyez le portrait?

Posted by phonono at 11:50 PM
{~} Agriculture urbaine {~}

Je viens tout juste de "fermer" mon potager pour l'hiver, en m'assurant que la vermine a été éliminée, en mettant tous mes plants dans mon compost et en récoltant les dernières tomates (une centaine) à mûrir dans mon armoire. J'ai aussi transféré de la terre dans mes lots pour que l'an prochain mon humus soit encore plus riche.

L'an prochain, mon lopin de terre cultivable sera le double de ce que j'ai eu cette année. Je vais le diviser en lots carrés et je planterai dans chaque lot 2-3 graines / plants différents de 5 variétés, une variété au centre et quatre aux coins, en les arrangeants de façon à ce qu'aucune plante de la même espèce soit adjacente. De cette manière, je confonds les insectes prédateurs et je les épuise pour qu'ils trouvent leur source de nourriture.

Je ne placerai pas de plants de tomate en bas dans la cour. J'ai décidé de me fabriquer un énorme bac sur le balcon, contre le mur de briques. Ce mur est exposé directement au soleil de 11 h à 17 h pendant l'été, et la chaleur absorbée par les briques est relâchée la nuit. Donc les plants de tomates vont absorber directement le soleil et la chaleur, ce qui va du coup diminuer l'impact calorique sur mon appart et le rafraîchir quelque peu. L'ombre créé sera bénéfique sur mon balcon, sans compter la bonne odeur.

En libérant le bas de ma cour de plants de tomate, j'expose davantage au soleil tout mon potager et je donne une plus grande superficie de mon humus à d'autre variétés de plantes.

J'ai le dessein d'expérimenter avec les courgettes, les concombres, les tournesols, les fèves et quelques légumes-racines (c'est trop chaud pour les laitues mon lopin de terre).

Il faut me trouver des techniques de travail me permettant de m'épargner des efforts et de l'énergie parce que, côté rendement, j'ai quelques erreurs que je me dois de ne pas répéter : ne pas mettre assez profond de terre arable; ne pas mulcher; ne pas tourner la terre; utiliser une seule technique pour me débrrasser des vermines

J'ai déjà prévu intégrer le compost à 8 sacs de terre noire, ainsi que l'achat de fumier de poule séché pour engraisser le tout (avec de la poudre d'os)... on verra bien...

Posted by phonono at 12:21 AM
novembre 03, 2005
{~} MÜZIK : Earth - Hex {~}

J'ai tellement un gros backlog de critiques de disques... si au moins je pouvais juste dire que je les haguis (oui vous avez bien lu, haguis. C'est plus fort que haïr encore...) tous autant qu'ils sont et qu'ils méritent le rouleau compresseur piloté par un Taliban en furie prosélyte, mais non, la majorité sont de bons disques et la moitié sont des découvertes, des groupes que je ne connaissais pas du tout.

Dans ce lot, il y a un disque que j'attendais depuis dix ans au moins, du groupe Earth, la créature de Dylan Carlson, l'inventeur du drone-metal au début des années 1990. Le groupe jouait si lentement et si bruyamment, Melvins faisait du rock ordinaire, en comparaison. Mais après une floppée de disques, live et 'remixes' tous plus inutiles les uns que les autres, je m'attendais à rien de Dylan. Non. Cette année il remet ça, et, en plus de se réinventer, l'album est vraiment excellent. Donc avec cette galette supplémentaire, ma pile s'en vient assez haute...

Alors j'ai dressé une liste de ce qui deviendra probablement mon top d'albums de l'an de grâce 2005 :

Orthrelm - OV
Eels - Blinking Lights And Other Revelations
Andrew Bird - The Mysterious Production Of Eggs
Khanate - Capture/Release
Colleen - When The Morning Breaks
By The End Of Tonight - Tribute To Tigers
Sufjan Stevens - Illinoise
Circle - Tulikoira
Akron/Family - s/t
Mars Volta - Frances The Mute
High On Fire - Devilution
Keijo - At ease
Nile - Annihilation Of The Wicked

Bon, je dois finir d'écouter le dernier Earth, Hex et je peux d'ores et déjà dire que le dernier Boom Bip est de la trempe des deux seuls albums de cLOUDDEAD.

Dans la catégorie "mettez ça au recyclage" :
les derniers albums de Franz Ferdinand, Nine Inch Nails, Tori Amos, Ryan Adams, Beck, Coldplay, Bright Eyes, Ani DiFranco... Foo Fighters et Daft Punk, servez-vous des CDs comme sous-verres de luxe et gardez le jewel case au cas où d'autres casseraient.

Ah oui, et je ne suis pas trop capable de m'arrêter d'écouter la pièce Capitain Caveman sur le nouvel opus de Lightning Bolt, Hypermagic Mountain.

Posted by phonono at 01:28 AM
{~} Pétard mouillé {~}

J'ai été présent, la semaine dernière, à la Conférence "Alerte Climatique", avec Hubert Reeves et David Suzuki, organisée par Équiterre.

L'attente a été longue mais, étant donné que j'étais accompagné de 3 400 personnes, je crois que c'était un peu normal. Laure Waridel était visiblement émue de voir tant de gens se déplacer juste pour cette conférence.

Elle a démarré assez en retard, Hubert Reeves a commencé son intervention plus de 45 minutes après l'heure prévue. Rien de bien nouveau sous le soleil, nous sommes entrés en phase d'extinction et il semblerait bien que nous en soyons la cause principale.

Hubert est un très bon communicateur et les gens sont très réceptifs à son style d'intervention. Toutefois, j'aurais bien aimé avoir de nouvelles infos, surtout une intervention intégrant les nouvelles données sur le pétrole et sur le morcellement des écosystèmes. Il y avait aussi quelques erreurs dans sa présentation. Par exemple, au moment où il montrait le graphique expliquant les diverses périodes d'extinction, on voyait un dimorphodon pour indiquer la fin de l'ère des dinosaures. Le dimorphodon est un pélycosaure, une sorte de reptile primitif apparenté aux reptiles mammaliens, qui vivaient 150 millions d'années AVANT l'extinction des dinosaures.

Les problèmes techniques se sont accumulés, au point où David Suzuki, qui venait en second, ne pouvait pas entendre les questions posées par l'inteprète qui traduisait les questions en français de Hélène Raymond, qui parlait très mal l'anglais, de surcroît.

Monsieur Suzuki était correct, un peu dramatique mais il n'a pas pu donner toute son intervention; il a dû télescoper une partie de son intervention qui malgré tout avait un peu plus de substance que Hubert même si elle avait un côté mystique.

Les deux interventions ont été précédées de bribes de vox populi parfois dérangeants (à dessein) et touchants. Même brillants (ma préférée : "Wanting wider highways to solve traffic problems is like trying to fight obesity by buying a bigger belt") alors que d'autres frisaient la 'shameless plug' (Boréal ou René Homier-Roy).

Mais la plus grosse déception a été sans doute ce qui devait être le clou du 'spectacle' : Laure Waridel a pris un phone portable pour appeler directement le premier ministre du Québec et le presser sur des mesures afin de se conformer au Protocole de Kyoto. Non seulement il n'était pas là mais la secrétaire qui nous a fait patienter 10 minutes (faire patienter 3 400 personnes, faut le faire) n'a pu trouver quelqu'un pour parler en son nom...

L'excuse était tellement plate : la secrétaire du premier ministre nous a dit 'que nous n'avions qu'à appeler plus tôt'. Arg. Quoi s'attendre de mieux d'un néo-conservateur en goguettes?

Au moins j'ai revu un bon ami du temps du baccalauréat à l'Université Laval et un copain banquier qui a fait le saut vers la non-automobilisation...

Posted by phonono at 12:46 AM