Pour célébrer le 20e anniversaire de l'accident de Tchernobyl, CoreDamage et La Déchirure s'unissent ce soir pour faire souffrir la Petite-Patrie. L'épicentre se situera au club lobotomiste l'Hémisphère Gauche, 221 rue Beaubien Est.
Aidez-nous à tout détruire (sauf vos tympans, c'est votre choix, bouchons suggérés).
Ceux qui comme moi désespèrent d'entendre toujours les mêmes platitudes dans le monde du métal québécois (sauf Unexpect), amenez votre carcasse ce soir pour en entendre du très potable. C'est yenque 7 piasses et ça commence à 21 h HNE.
Aujourd'hui est arrivé ce que j'anticipais avec un peu d'appréhension mêlé d'inquiétude... Une grande dame du 20e siècle est décédée à Toronto, doucement, dans son sommeil.
Jane Jacobs, longtemps l'enfant terrible des 'planificateurs' urbains, fine observatrice des phénomènes de son environnement, véritable sociologue de terrain et pourfendeuse de mégaprojets inutiles, n'est plus.
Comme personnalité publique, elle était entièrement originale. Celle qui a réussi à empêcher la construction d'une autoroute au milieu de Manhattan (avec les gens des quartiers concernés, évidemment), qui a tiré à gros boulets sur les sornettes des utopistes urbains comme Le Corbusier ou Ebenezer Howard, qui a réussi à faire entrer dans la tête de bien des urbanistes que ce qui fait le coeur d'une cité ce sont les gens qui y vivent -- toutes sortes de gens -- qui a écrit sur l'économie de manière originale et nous a laissé avec un cri du coeur pour sauvegarder la civilisation nord-américaine, a été la preuve tangible et concrète (vocable qui lui revenait constamment en bouche) que rien n'allait à la cheville d'une expérience sur le terrain systématiquement menée au quotidien.
Avec The Economy Of Cities, Cities And The Wealth Of Nations, Systems Of Survival, The Nature Of Economies et plus récemment Dark Age Ahead, Jacobs a été un phare pour beaucoup de "college dropouts", de maniaques d'hybrides disciplinaires, d'éclectiques passionnés.
Pour moi qui a failli se tourner vers l'urbanisme et qui en a été dégoûté après seulement 2 semaines, j'ai découvert (trop) tardivement les écrits de Jacobs, son écriture simple mais efficace, ses analogies jamais boiteuses et sa truculence...
Dear Jane, tu laisses un grand vide derrière toi, tel un quartier central vidé de ses habitants en raison d'un projet de "réaménagement".
Pour sa biographie, un lien wikipédia.
S'il est vrai que beaucoup d'environnementalistes et certains "amis de la terre" tiennent des propos par trop alarmistes, quand ce n'est pas carrément fatalistes, face à la "crise" du pétrole que nous traversons à l'heure actuelle, force est de constater la réalité en face : le pétrole est une ressource épuisable, il ne se renouvelle pas et aucune source d'énergie ayant le même rendement sur le plan énergétique n'existe, rien ne pourra le remplacer.
Il faut mettre les choses au clair : j'accepte les prémisses de la théorie du Peak Oil, mais je ne crois pas que, du jour au lendemain, on va se tretrouver avec une civilisation préhistorique ou à l'Âge du Fer. Je ne souscris pas non plus à un "doomsday scenario". Par contre, je crois que certaines sociétés ont volontairement choisi la voie de l'appropriation des ressources pétrolifères du monde. Les États-Unis ont connu leur maximum de production en 1970, c'est pour cette raison qu'ils ont décidé de négocier (ou d'agir par la force) avec les pays du Moyen-Orient pour assurer la continuité de l'approvisionnement, car l'inverse aurait exigé un réaménagement total de la société états-unienne et, surtout, le risque de perdre l'avantage face à l'URSS et la Chine; il ne faut pas oublier que tous les grands gisements pétrolifères du monde ont été découverts avant 1976, certains gisements ont déjà dépassé leur seuil maximum de production, donc il en coûtera de plus en plus cher pour extraire de ces gisements.
Autre élément à considérer : la divergence entre les données politiques et les données techniques. Il est souvent dans l'intérêt des administrations nationales de gonfler les chiffres ou de ne pas divulguer toutes les statistiques. Par exemple, pour les États-Unis, au moment où ils ont atteint lur maximum de production en 1970, cette information a été passée sous silence en raison de la Guerre Froide. Autre exemple plus près de nous, la FAÉCUM, la fédération des associations étudiantes de l'Université de Montréal, ne divulgue pas tout son budget afin de donner plus de poids à ses arguments lorsqu'elle négocie face à une instance gouvernementale, fédérale ou provinciale.
Encore un élément à considérer : il n'y a pas de "dérèglement" climatique". Le climat ne peut se dérègler et les "changements climatiques", c'est normal; le réchauffement terrestre n'est peut-être -- comme la majorité des géologues pensent -- qu'un bref épisode entre deux glaciations. Par contre, l'utilisation actuelle du pétrole, soit près de 50 % seulement pour les transports, affecte la qualité de l'air et cause des dégâts indéniables aux écosystèmes dont nous faisons partie et dont nous dépendons.
Je considère, et ceci après de longues années de réflexion et d'observations, que ce sur quoi nous devons nous concentrer, ce n'est pas le réchauffement climatique mais plutôt la destruction des écosystèmes, directement ou indirectement. La destruction des écosystèmes est bien plus facile à gérer que l'hypothètique "dérèglement climatique".
Au Québec, puisque c'est l'endroit que je connais le plus, nous avons encore beaucoup de chemin à faire en ce qui concerne l'utilisation maximale du territoire. Nous jetons encore des déchets dans la rue! Quel système primitif! Nous jetons de l'argent dans la rue en ne recyclant pas et en ne compostant pas!
Pour revenir au sujet, la fin de l'ère du pétrole, il faut bien comprendre que les facteurs qui influencent le prix du pétrole sont très nombreux : spéculation sur les marchés boursiers, marquée par une grande timidité et une prudence en raison du refus des membres de l'OPEP de divulguer les données techniques réelles, surtout l'Arabie Saoudite, surtout aussi les grands gisements comme Ghawar et Burgan (Koweït); la situation politique dans les pays producteurs (Nigeria, Venezuela, Mexique, Moyen-Orient); conditions climatiques dans les zones maritimes produtrices (d'où le bond fulgurant connu lors de l'ouragan Katrina dans le Golfe du Mexique, où se trouvent beaucoup de raffineries) découverte de nouveaux gisements (aucune grande découverte du genre n'a été effectuée depuis 1976); accidents sur les stations de forage et de pompage; déversements péroliers; accidents de supertankers; ruptures de pipeline; changements économiques en Chine et en Inde, qui nécessitent de plus en plus de pétrole non pas seulement pour le transport mais pour fabriquer les jouets et les cochonneries consommées à outrance en Occident.
Mais tout cela pâlit devant la consommation toujours plus gourmande pour les combustibles hydrocarbures. On a beau vouloir que l'économie mondiale continue de rouler à fond de train pour toujours, ça ne change rien aux faits... nous sommes dépendant à ce point du pétrole : l'eau est à tout organisme vivant ce que le pétrole est à l'économie c.-à-d. pour être déshydraté, nous n'avons pas besoin d'atteindre le niveau 0% d'eau mais seulement 2 à 3 % de perte pour connaître un effondrement. C'est là même chose pour le pétrole.
Comme pour le moment l'économie mondiale est enlignée sur les thèse de spécialisation nationale/régionale d'Adam Smith, à la lettre en plus, et que toutes les nations du monde sont affairées (sauf 4 ou 5) à s'assurer que les États-Unis ne se retrouvent pas en situation de crise économique, le danger de refuser d'admettre que nous devons diversifier MAINTENANT nos sources d'énergie (comme le fait déjà la Scandinavie) peut nous faire basculer dans une misère indicible. Je dis bien "peut" car personne ne peut prévoir exactement ce qui se produira, mais les probabilités sont là.
Je ne suis pas de ceux qui crient constamment au loup, je ne suis pas de ceux qui croient en des lubies ou des contes de fées comme "la voiture à l'hydrogène, c'est l'avenir" ou "la fusion nucléaire va nous sauver" ou pire encore "on va trouver une technologie pour compenser". je suis plutôt de ceux qui ont déjà commencé à agir et à changer certaines mauvaises habitudes, et qui tente de ne pas se décourager devant l'entropie.
C'est bon de douter, mais il faut rarement tout rejeter du revers de la main et ça je le sais bien.
J'entreprend la phase II de la réorganisation de la cour arrière du bloc d'appartements où j'habite.
Fort de mes succès et ayant tiré des leçons de mes échecs de l'an dernier, je repars cette année avec une confiance redoublée et davantage d'espace à cultiver. Le plus dur sera de tenter de m'occuper de tout ça avec le minimum d'énergie mais comme vais planter et semer beaucoup plus serré que l'an dernier, je crois que je n'aurai pas trop de problèmes.
Donc, les gros changements en vue sont :
1) installation de gros bacs sur le devant de mon balcon arrière, qui donne plein sud-ouest donc très exposé au soleil. Dans ces bacs je vais semer et planter pour obtenir des tomates. Chaleur et soleil seront aux rendez-vous et les plants absorberont une bonne partie de la chaleur qui normalement transforme mon appart en sauna.
2) plantation de tournesols sur la clôture ouest, afin de cacher une partie du sol de la cour du voisin, cour en asphalte bosselée qui sert principalement comme écrin à étrons canins. Me-noume.
3) plants de tomate sur le mur nord du bloc, même principe que sur mon balcon. Les tomates de ces plants deviendront propriété de l'occupant de l'appart adjacent.
4) Semis de haricots, de fèves, de concombres et de melons jaunes autour des balcons du premier étage. Comme ce sont des plantes grimpantes, cela va enoliver les pourtours et transformer peu à peu le coin en véritables jardinières géantes.
5) Pose de bacs à fleurs sur les fenêtres du premier, face à la rue. On n'a pas encore la permission mais quand on l'aura, on les vissera dans le ciment. En espérant qu'aucun acéphale y pitchera son mégot de cig' ou son verre de roteux gracieuseté McDo.
6) Dans le potager central, voici ce que je vais semer :
- tournesol géant de Russie
- betteraves burpees golden
- millepertuis
- radis (biologique et ordinaire)
- tomate cerise jaune
- fenouil
- melon d'eau jaune
- carotte purple haze (mauve... duh)
- salsifis
- aubergines black beauty
- capucines
- oeillets d'inde (pour chasser les insectes)
- courges gold rush (jaunes)
- pois mange-tout
- anis
- radis french breakfast
- gloire du matin "heavenly blue"
- bette à carde "bright lights"
je vais tenter ma chance avec un plant de mûrier et un plant de framboisier... sais pas encore où les mettre...
7) Last but not least, une tentative de favoriser la croissance des arbres qui sont en train de pousser au milieu de la cour, en intégrant dans la terre autour le compost que je prépare depuis 2004, auquel je vais ajouter le compost des locataires du 1er étage. Le compost risque d'être LE facteur déterminant du potager...
Ah, et, croisez vos doigts bien serrés, je tente le tout pour une subvention en vue d'obtenir que le toit de notre édifice, qui a passé sa date de péremption quant à la rénovation, devienne un toit vert... j'ai l'appui de mon voisin de palier, qui est devenu tout guillleret à l'annonce de cette possibilité.
Avec Minuit le soir, la série Les citadins du rebut global est la meilleure série télé cette saison (2006). Mis à part le maudit voice-over sur les voix des David Suzuki et Wangathi Maathai, et quelques répétitions, la série m'a vraiment gardé intéressé jusqu'à la toute fin aujourd'hui.
Non seulement cette série nous informait d'un processus social fondamental dans la vie des humains (la construction d'une habitation) mais elle contextualisait le phénomène en le mettant en relation avec d'autres phénomènes afin de bien nous faire comprendre quels impacts sur l'environnement nos choix de matériaux peuvent avoir, et quels enjeux cela soulève si on décide de vraiment faire attention à notre empreinte écologique. Oui, des fois le ton était un peu prêchi-prêcha et j'aurais aimé avoir une plus grande variété d'intervenants, mais pour Télé-Québec c'était déjà un pas de géant, plus réussi encore que Les artisans du rebut global.
Je crois que les points forts ont certainement été la démonstration de la capacité de faire quelque chose de plus que potable en fait de construction domicilliaire, de montrer qu'un véhicule automobile n'est pas nécessairement indispensable dans la construction d'une maison, que la matière pour aménager notre habitat, on n'a pas besoin d'aller la chercher toujours très loin (bon sauf le "batiplume") et que, enfin, la collaboration de diverses personnes d'horizons variés, si c'est bien orchestré, peut donner des résultats probants.
Donc, en fait de télé-réalité, TQ a largement dépassé tous les autres "programmes" comme Loft Story ou ces autres tentatives de nous faire croire que rien n'est arrangé d'avance, comme elle l'a fait avec Pignon sur rue en 1994.
Bravissimo.
Merci au prosateur Jacques Languirand d'avoir agrémenté la série.
Et voilà, c'est fini.
J'ai été voter ce matin, avec célérité puisque j'avais passé en revue tous les programmes (ou presque) des candidats en lice. Ce qui me frustre c'est pas que Martin Lemay soit élu (c'était un peu prévisible), c'est pas que Nathalie Malépart ait récolté 27 % des votes (le monde ont voté pour elle parce que c'est la fille de Jean-Claude Malépart et rien d'autre), non c'est plutôt que seulement 18 % des électeurs ont voté... c'est quand même inquiétant et je me demande de quoi auraient eu l'air les résultats si 80 ou 90 % des gens avaient voté.
Procédons par ordre alphabétique de parti politique...
ADQ : la jeune sur les grosses pancartes, encadrées d'une infirmière (?) et d'un gars avec un casque jaune sur la tête, et un slogan piqué de la campagne électorale fédérale conservatrice, je ne suis pas étonné qu'elle ait eu 200 votes sur le total. Non mais, surtout avec une plateforme où on donne des nananes aux pauvres pour "aider financièrement les familles"... wow. On donne des cadeaux pour qu'ils deviennent plus "autonomes".
Indépendants : les candidats indépendants n'étaient pas assez visibles (pas de leur faute) mais leur 'programme' ne détonnait pas du reste des candidats.
Parti Libéral : pourquoi gaspiller des pixels sur un parti qui gaspille nos ressources et qui de toute façon tente de séduire l'électorat PÉRI-montréalais parce que c'est lui qui pompe le ca$h du centre-ville et qui l'étouffe avec ses bazous? Malépart n'a pas daigné se présenter lors d'un débat organisé dans le quartier. J'espère qu'elle va libérer son 'bureau' au plus sacrant parce qu'on attend la pharmacie dans le coin depuis un bout de temps. SCram, fille à papa.
Parti Québécois : c'est fini pour moi le rêve souverainiste. Too late. Je ne vote pas néo-conservateur de toute façon.
Parti Vert : 600 votes... Bon le programme est un peu bricolé (j'ai surtout pas vraiment vu d'applications possibles des politiques du programme dans le quartier) mais je suis content qu'un gars de 20 ans récolte trois fois plus de vote que la fille de 20 ans de l'ADQ.
Québec Solidaire : Quelle bonne surprise! Une madame qui vit dans le coin, qui a travaillé dans le coin et qui est VRAIMENT proche des valeurs sociales. Je suis pas certain de vouloir ce parti au pouvoir mais dans l'opposition ce serait cool.