Je suis connu pour adorer quand des vendeurs de pacotilles réussissent à m'avoir au bout du fil. En général, je les emberlificote dans des cul-de-sac verbaux ou je joue leur jeu jusqu'à ce que je dise à la fin "non, ça m'intéresse pas".
Mais y a un gars aux États-Unis qui a dépassé, et de loin, mes attentes et qui possède un talent bien au-delà du mien en ce qui concerne l'inventivité pour se jouer des colporteurs téléphoniques. On peut trouver l'extrait audio sur cette page.
À peu près au milieu, quand il demande au type : "Say I want to mail a letter to your ass..." J'ai failli éclabousser mon moniteur avec mon jus de fruits.
À Tokyo, des gens de la compagnie de trains urbains ont eu la brillante idée de faire fonctionner la billeterie en harnachant l'énergie dégagée par les pas des milliers de voyageurs...
Ça "marcherait pas" aux États-Unis.. la plupart de nos ventripotents voisins du Sud ont oublié le sens de ce que veut dire "Take a walk".
Les plus cyniques d'entre vous diront que c'est une des plus belles façons (post-post-modernes) de se créer un capital politique mais, après avoir fouillé un peu plus avant la question, je trouve que le député fédéral ontarien Garth Turner vient de gagner mon estime à titre de figure politique.
Garth Turner a été expulsé du Parti conservateur pour avoir publiquement critiqué son parti politique, sur son blogue en fait, surtout en matière d'environnement et en ce qui concerne le dossier du mariage entre homosexuels. Ce que je respecte le plus en fait, c'est que pour M. Turner, le plus important, ce sont les gens qu'il est censé représenter. Selon lui, il ne doit pas se "plier" à la volonté du parti si cette dernière va à l'encontre de celle des gens qui l'ont élu...
Pour peu que je sois allergique à la Confédération canadienne, je crois que l'on gagnerait à avoir plus de députés comme Turner.
...mais il permet de les oublier un peu, un instant fugace de pur bonheur.
¡Viva la borderfence volleyball!
Faites fi du nouveau rideau de fer...
"Maman, ton déguisement d'Hallowe'en, là, mes amis y m'ont dit qu'il leur donne envie de c-CENSURÉ-er!"
So, this is how TV On The Radio sounds live...
J'ai vu le groupe de musiciens de Brooklyn se donner en spectacle au National vendredi dernier, n'ayant pour repères soniques qu'une prestation à David Letterman, leur dernier disque Return To Cookie Mountain et quelques mp3 glanés ici et là de leur premier opus ainsi que de leur excellent EP.
Je ne connaissais vraiment pas TV On The Radio avant le mois dernier, je le reconnais. J'en entendais parler, mais comme je suis assez imperméable à la "hype" et à ce que l'industrie du disque nous impose, j'ai attendu pour me faire ma propre idée... en fait, j'ai réussi à écouter le disque sur Internet avant de l'acheter et, déjà à ce moment quelques chansons m'ont fait frissonner. La plus exéubérante de l'album, We Are Wolves, qui, par coïncidence, est la chanson choisie par le groupe pour leur clip et leur présentation à Letterman.
Mais vendredi dernier, je n'avais pas vraiment d'attentes, seulement hâte de voir le groupe en chair et en os. Le National, je ne connaissais pas avant ce jour-là et il s'agit d'une salle de spectacle vraiment sympathique. Avant TVOTR, on se devait d'écouter Grizzly Bear, autre collectif new-yorkais aux arrangements éclectiques et complexes. Je connaissais encore moins GB, mais à la différence de TVOTR, j'ai été assez déçu de la performance. Les musiciens sont assurément compétents, et le batteur est le meilleur élément de l'ensemble; par contre, ils semblaient nerveux et leurs chansons n'ont jamais vraiment levé, souffrant de trop de phonovolubilité comme godspeed you black emperor! en spectacle (Je les avais vus à l'Olympia en 2000 avec dale).
Pour TVOTR, tout de suite, dès les premières notes de la première chanson (I Was A Lover) on sent le courant passer. Aussitôt la première chanson terminée, ils ont enchaîné avec les autres, équilibrant leur "set" avec des pièces des deux albums, sans pause, toujours avec brio, rendant Province et Staring At The Sun plus vivantes qu'en studio. Dirtywhirl a été vraiment sublime, et même les chansons moins upbeat comme Tonight ont électrisé la foule.
Le seul point faible du spectacle a été l'éclairage. Certains moments intenses ont été gâchés par une mauvaise utilisation des lampes et des faisceaux. Mais cela n'a toutefois pas trop entravé le courant, et on a eu droit à un long rappel bien mérité.
Les gouvernements de France et de Turquie se sont enflammés à propos de cette proposition de loi qui condamnerait toute négation des massacres d'Arméniens perpétrés entre 1915 et 1918 en Turquie, à titre de génocide.
Selon moi cette soudaine "escalade" prend son origine dans le fait qu'il s'agit de deux gouvernements de résidus pathétiques d'un Empire autrefois florissant transformé en pseudo État-Nation laïc basé sur une seule langue-culture refusant d'admettre les atrocités passées commises envers les minorités ayant souffert de la "construction de la nation".
Évidemment, les Kurdes ont autant souffert que les Arméniens pendant et après l'indépendance de Turquie. Mais la France, il n'y a pas si longtemps a également causé de la souffrance chez ses minorités (visible ou linguistique) pour protéger sa "stabilité"
Tous les gouvernements, même les mieux intentionnés, vont tenter de réécrire l'histoire. Construire un monument pour honorer les Arméniens tombés sous le régime brutal de la proto-Turquie, oui. Passer une loi qui criminalise le déni de ces événements? Non.
...et de l'administration qui le tient à bout de bras.
Un môsieu de MSNBC se fâche noir contre les machinations d'une des pires administrations publiques de l'histoire des États-Unis. Le vidéo et la transcription sont sur la même page. Le ton est loin d'ête complaisant. Mon seul "beef" c'est, pourquoi personne s'est choqué noir de même avant?
Newsweek covers comparison worldwide.
Est-ce que c'est un signe que la censure pratiquée aux États-Unis a atteint un autre niveau ou est-ce que l'on veut que le reste du monde participe à l'effort de guerre?
Autre question... la photo du "Taliban" semble irréelle. Est-ce moi qui doute trop ou est-ce que c'est vrai qu'on dirait un cliché inspiré de Lawrence d'Arabie avec un RPG?
La nouvelle tartinade du GOP et du Sénat américain.
Elle s'étend bien, surtout sur du pain blanc avec des vieilles croûtes.
Vive les USA. Ils nous protègent de la torture en encourageant la torture.
Grâce à YouTube, je peux vous faire rigoler sur ce clip du groupe musical très comique Asylum Street Spankers, clip sur l'idiotie patentée que sont les petits aimants jaunes en forme de ruban que les Amerloques collent sur sa voiture en signe d'appui à la guerre en Iraq...
Le début du clip est particulièrement savoureux...
Pour une troisième fois cette année, j'ai joué le rôle d'un Juif hassidique dans une télésérie. Encore une fois, le rôle tenu était muet, ce qui me convient parfaitement puisque je n'ai nullement l'intention d'en faire ma vie. Si je pouvais en faire de temps en temps, comme hobby, ce serait parfait.
Cette fois, mon costume était simple (dans la mesure où je ne jouais pas un rabbin) mais les costumiers s'étaient fourvoyés sur l'aspect chapeau, m'ayant affublé d'un truc genre Bobino (chapeau melon) alors les mecs de la réalisation ont dû user d'astuces et de tactiques pour ne pas cadrer le dessus du couvre-chef pas kacher du tout.
Le tournage se déroulait à Ville Émard, et mon rôle tenait à installer un érouv sur le mur extérieur d'un bloc appartements. C'était hyper simple et, quand cette partie du tournage fut terminée, j'ai eu droit à un cadeau mignon de deux "groupies" : des éponges en forme d'animaux de la part de deux jeunes filles de 10-11 ans. C'était trop gentil de leur part. Le pire c'est que je suis passé par la même rue du tournage pour prendre mon métro mais personne ne m'a reconnu une fois en costume civil...
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Sur le chemin du retour, j'ai vu un Couche-Tard, devant lequel était stationné quelques bazous divers. J'ai eu un flash d'économiste de salon. Je me suis rappelé des succès de deux "fleurons" canadiens, les Couche-Tard et les restaurants Tim Horton, et je me suis tout à coup rendu compte pourquoi ces deux franchises avaient remporté un aussi vif succès en Amérique septentrionale.
C'est un peu comme le principe des Pharm-Escomptes Jean Coutu. Le gars a eu l'idée toute simple de mettre une pharmacie au fond d'un dépanneur... fallait y penser. Pour Couche-Tard ou Tim Horton, la clé du succès, ça n'a rien à voir avec une saine gestion ou un management du tonnerre mais plutôt avec la propension à installer le commerce en question au milieu d'une surface bitumée où les tautos peuvent se stationner en toute aise. Dairy Queen même principe...
Comme nous avons été, ici en Amérique du Nord, réorganisés culturellement en fonction de grands espaces parcourables presqu'exclusivement en voiture, pas étonnant que des services/produits/commerces où l'auto est reine aient pu prospérer... rien à voir avec un business plan bien monté ou quelque chose de cet acabit.