D'après une enquête publiée la semaine dernière, environ 50 % des conseillers financiers au Québec auraient omis de poser des questions fondamentales comme "travaillez-vous actuellement" ou "quels sont vos actifs", etc.
Autrement dit, la moitié des conseillers financiers du Québec seraient potentiellement poche? Étant donné la récente débandade des fonds spéculatifs et du marché des emprunteurs à risque, ceux qui paient ces parasites auraient intérêt à leur poser des questions pièges juste pour pas se retrouver sur le carreau. Je me demande quel est le pourcentage de conseillers financiers qui ont seulement le diplôme pour appuyer leur emploi, combien ont menti sur leurs 'credentials'. Peut-être qu'il y a corrélation. En tout cas, si vous pensez avoir besoin d'un conseiller financier, munissez-vous d'un détecteur de zouf adéquat, car il semble que ça pullule dans ce domaine particulier-là.
As project manager, I have only one suggestion to make to Mattel, the company that has recently been embattled by the lead paint scandals due to outsourced manufacturing to China. Do like all the other companies do: don't change anything in your managing structure and keep up the same line of business. Spend just a million or two on re-branding. Change your logo for the one on the right, diverting attention from the problem while claiming for a greater transparency towards the consumer's expectations.
Quand j'étais ado, de ~16 ans jusque vers 22 ans, avant que je commence à porter veston-cravate et que les jeans disparaissent pour de bon, j'ai souvent été l'objet de soupçons, certaines personnes étant persuadées d'une consommation quotidienne de drogue -- surtout la marijuana. Comme en plus je n'étais ni très sportif, que je ne jouais pas au hockey ou autre sport d'équipe, que j'écoutais surtout de la musique, l'étiquette était bien collée.
Sauf qu'en réalité, j'étais bien loin du consommateur averti de cannabis et autres acides lysergiques. En fait je trouvais que cela faisait partie d'un passé bien révolu. La seule "substance illégale" que j'ai consommé _une fois_ c'est la psilocybine ou champignon magique, parce que ma copine de l'époque, fille de policier de la SQ, avait le goût d'essayer. De plus, après d'âpres disputes, on a fini par me convaincre de boire de la bière, que je trouvais infecte (Black Label et O'Keefe, eurk). Mais ça c'était avant de découvrir la VRAIE bière comme la Guinness ou la Blanche de Bruges.
Non, les vrais drogués, je me suis rendu compte assez rapidement que c'était les jeunes yuppies avocats et businessmen, avec leur coke coupée au verre concassé finement, les fonctionnaires-zombis avec leur dose obligatoire de caféïne, et la plupart des adultes - à l'époque - aux prises avec leur nicotinomanie. Mais les plus hypocrites, c'était et c'est encore sans contredit les sportifs. La sortie de la cycliste Jeanson ne fait que nous ramener à l'avant-plan une réalité qui rend mal à l'aise les zoufs de 110 % et autres "émissions sur le sport professionnel" : la drogue est le lot du sport professionnel, et les moyens pour cacher la consommation bénéficient d'investissements substantiels.
Pour moi qui fait du vélo chaque jour parce que c'est mon principal moyen de transport, Geneviève Jeason ne fait pas pitié. Elle n'est pas vraiment victime. Tout ce que j'ai à lui dire, c'est la même chose que les 'sportifs' me disaient quand j'étais ado : "Farme ta yeule pis pédale maudit drogué".
Je parle rarement en partant de moi, pour plusieurs raisons, mais je crois que ce cas, assez particulier, mérite une certaine verbalisation, ne serait-ce que pour peut-être aider d'autres personnes dans une situation similaire.
Il y a une douzaine d'années, j'ai commencé à avoir des problèmes oculaires, au point où parfois, j'avais du mal à lire et je ne pouvais pas regarder les gens directement dans les yeux. Comme j'avais ainsi du mal à me concentrer et que ça m'épuisait, j'ai perdu de nombreux emplois. J'ai lentement eu de plus en plus de troubles d'équilibre, des sortes de "migraines' oculaires.
J'ai été examiné plusieurs fois, passé de nombreux tests, pour la sclérose en plaques, par exemple. J'ai toutefois commencé à voir double seulement en 2003. Un ophtalmo m'avait conseillé de changer de lentilles cornéennes, ce que j'ai fait tout de suite après, mais les problèmes ont persisté. On m'a détecté un 'astigmatisme' dans l'oeil droit, mais c'est mon oeil gauche qui me faisait mal.
En janvier 2007, je me suis levé un matin avec une diplopie (vision double) vers le bas et vers la droite. J'ai consulté des optométristes, des neurologues et plus récemment un autre ophtalmo, et on m'a raconté toutes sortes de trucs comme, que j'ai une moitié de mon corps qui est plus petite que l'autre (ce qui est probablement vrai mais qui n'explique pas ma soudaine diplopie) ou que c'est un problème congénital, un nerf qui n'a jamais fonctionné et mes yeux ont compensé longtemps pour cette malformation mais que maintenant ils ne le peuvent plus. On m'a donné à penser que des exercices de gymnastique oculaire pourraient peut-être régler le problème. J'ai suivi diligemment ces exercices au début, mais à la fin, comme je me réveillais avec d'intenses maux de têtes la nuit, j'ai laissé tomber.
J'en suis maintenant résigné à la chirurgie, dont on m'a assuré d'excellentes chances de réussite, qui consiste à travailler sur le muscle qui ne répond pas en raison de la malformation susmentionnée. Toutefois, comme j'ai souvent subi des erreurs médicales ou l'incompétence du milieu de la santé, et qu'une opération à l'oeil, même si elle n'est pas à l'intérieur du globe oculaire, n'est pas une mince affaire, j'ai de sérieux doutes qui s'installent à mesure que le temps s'allonge avant mon rendez-vous avec le chirurgien. De plus, j'ai du mal à accepter que la clinique d'optométrie, qui m'on suivi pendant 10 ans, n'aient rien vu venir, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots.
Il est quand même intéressant de savoir à quel point un nerf si petit peut affecter toute une existence. Ce défaut de fabrication, pour employer l'expression du neurologue, expliquerait donc plusieurs événements de ma vie, comme mes accidents de voiture, ma difficulté à travailler sur un seul ouvrage à la fois, ma gaucherie légendaire. Je me demande tout de même s'il n'existe pas une façon de réparer ce nerf à l'aide de cellules souche ou d'acupuncture...
Le seul conseil que je peux donner suite à cet état de fait, c'est de pas seulement se fier aux optométristes : toujours aller voir un ophtalmo, qui sont des médecins et spécialistes de la santé, pas des vendeurs de babioles.
Certains d'entre vous m'ont reproché mon passéisme (et mon bicolorisme) dans mes choix de vidéoclips. Pour vous prouver le contraire, voici un trio très récent qui m'a fait vibrer audiovisuellement.
Enfin Familjen : Det snurrare i min skalle
More musical goodies when videoclips were still interesting...
Love & Rockets - Mirror People (Earth, Sun, Moon)
Live Skull - 5-D (Dusted)
The Replacements - The Ledge (Pleased To Meet Me)
J'avais publié cet article seulement dans "draft" et il apparaîtra dans les archives. Tant pis. Goes without saying I have an eye for happenings.
La Birmanie est paralysée depuis peu par des manifestations pacifiques de moines bouddhistes, suite à la décision par la june militaire, qui règne sur le pays depuis le début du rationnement forcé de l'énergie. En effet, le prix de l'essence a doublé et le prix du gaz naturel a quintuplé. Tout cela n'étant pas étranger au fait que l'énergie est évidemment canalisée vers le Tatmadaw, les forces armées birmanes, une classe privilégiée depuis le coup d'état militaire de 1962. Le rationnement joue sur deux plans : d'abord, les ressources énergétiques ne sont pas canalisées dans le pays, avec la complicité d'entreprises étrangères comme Total S.A. (France) et Chevron (É-U.) pour le pipeline construit à l'aide d'esclaves; d'autre part, le peu d'argent et d'énergie qui reste contribue à entretenir une armée boulimique (448 000 soldats pour un pays de 50 millions) qui contrôle presque tous les secteurs d'activités du pays et qui maintient un joug de fer sur les groupes minoritaires (la Birmanie compte 135 ethnies).
Les protestations ne se sont pas fait attendre face à cette prise en otage de TOUTE la population, menées de front par des moines bouddhistes (la Birmaie est à majorité Theravada) qui vont très certainement être rejoints par leurs confrères au cours des prochains jours. Est-ce que la junte militaire de Birmanie va tomber? Je l'espère bien. Un pays gouverné par les militaires ne donne jamais de bons résultats.
vu sur le site de la BBC
Bon, les pantalonkinis brésiliens très à la mode au Japon sont exclusivement destinés aux femmes mais j'ai trouvé une paire de pantalons qui pourraient faire beaucoup de bruit... dans le sens de...
Beaucoup de "journalistes" et de "reporters" se sont excités le poil du séant lors de la 'crise du centre-ville'. J'ai entendu beaucoup de commentaires idiots des airheads de LCN, comme 'l'hypothèse que ce sont les travaux de construction des pistes cyclables qui ont causé la fissure', etc. mais je crois que la majorité des Québécois, en bons nombrimisérabilistes qu'ils sont en général, oublient que l'infrastructure en décrépitude, c'est pas juste au Québec.
Je me demande si les zouaves du "libre marché" qui blâmaient le 'socialisme québécois' lors de l'effondrement du viaduc à Laval l'an dernier étaient aussi vociférants pour l'effondrement du pont de Minneapolis.
En tout cas, pendant que l'on analysait chaque bout d'asphalte fissuré dans le quadrilatère "à risque", une centrale nucléaire au Vermont en perdait des bouts. Je n'ai vu cette nouvelle nulle part ou presque, peut-être pour pas faire paniquer les gens. Moi je ne panique pas, mais ça relativise le "décrépitude économique du Québec" que les "Lucides" et autres conserviteurs veulent nous vendre avec leur salade habituelle.
Samedi soir, grâce à mon grand ami Martin, j'ai pu assister à la deuxième soirée de célébration du 25e anniversaire du hévé métal québécois, en grande pompe et avec, je dirais, un certain sens du formalisme. Je m'attendais à quelque chose de semi-familial, étant donné que le bill mentionnait "all ages" et que la majorité des musiciens sont des pères de familles -- je dis père de famille parce que l'ultra-orthodoxie et le conservatisme du métal signifient aucune mère de famille dans les rangs des musiciens puisque les filles y sont rarissimes sinon inexistantes -- mais bon, il s'agit quand même de hévé métal.
Après avoir descendu la Sainte-Cath du Village à l'angle Saint-Laurent, et de m'être successivement fait 'courtiser' par une jeune femme, achaler pour du ti-change et regarder longuement par des itinérants, je suis arrivé au Club en question juste à temps pour la première toune du premier groupe de la soirée "Années 1980", The Affected.
La foule était mince, beaucoup de photographes mais peu d'enthousiastes. Le style "Testament" du groupe ne plaisait visiblement pas tant que ça mais, tant pis, on est là pour le groupe, pas pour le reste des "métalleux". Un set efficace pour ce qui est du registre mais on sentait, surtout au début, les nombreuses années à ne pas pratiquer ensemble affecter (désolé pour le jeu de mots) la prestation. Pas mauvais mais au moins les gars avaient du fun (c'était le but de la soirée, non?)
Ensuite, après un reportage de Caméra 87 sur Voivod, venait Damnation, un band que j'ai jamais pu vraiment apprécier étant donné que le batteur était inepte, un peu comme celui de Cryptic Slaughter ou de Hirax. Moi, quand le batteur est poche, j'ai du mal à embarquer. Beaucoup d'énergie et de bons riffs mais trop sloppy. Puis on a eu droit à l'intronisation de Denis "Piggy" D'amour au temple de la renommée du métal québécois, ou quelque chose du genre. Court-métrage un peu "art film student", suivi de témoignages de quelques "phares" de la scène métal, notamment Maurice RIchard, ex-gérant de Voivod. En gros, l'hommage a été plutôt correct, sauf pour la diatribe déguisée de Ian "Brutal" Campbell, intellectualisant à outrance ce qui devait être un simple hommage à un humble guitariste de Jonquière; bonyenne c'est pas un cours d'histoire qu'on veut, c'est une élégie! Quel dissonance avec l'obstination de mononc' saouls des deux mecs en face de moi, située dans un univers cérébral aux antipodes de celui de Campbell. Pas étonnant qu'on ait entendu des "ta yeule!"
Pour Soothsayer de Québec, je dois avouer que les musiciens étaient au quart de tour. Leur style speedcore si populaire entre 1988 et 1992 avait attiré son lot de fans tournoyants (ainsi qu'un autobus scolaire rempli d'amateurs de la première heure) et si j'ai eu peine à différencier une chanson de l'autre, la prestation ne montrait pas une ride; je les savais tight, mais à ce point-là... Je suis resté pour deux pièces de DBC, juste le temps de me rendre compte que j'avais hâte de rentrer chez moi. J'ai déjà aimé DBC, quand c'était le moment, entre 1987 et 1989. Quant à la surprise à la fin de l'intronisation de Piggy, un medley de chansons de Voivod plutôt bien exécuté, avec Blackie à la basse en prime (il a fait la sono le reste de la soirée) j'ai trouvé ça correct. Pas fâché d'y être allé, quand même, et de voir Sylvain et Anne. Merci Martin.