Selon une équipe de scientifiques états-uniens, le virus du VIH aurait été introduit il y a un peu plus de quarante ans par l'entremise d'Haïtiens, qui l'auraient eux contracté après avoir séjourné en Afrique centrale.
Cette hypothèse brosse un tableau plus précis de l'évolution de la pandémie, grâce aux travaux acharnés en génétique. L'origine des deux principales souches de virus HIV-1 et HIV-2 sont africianes, probablement contractées en raison de la chasse/massacre de chimpanzés. Lire plus ici.
Pour l'instant, les principaux obstacles qui nous empêchent de contenir sa progression sont la stigmatisation des malades, une éducation sexuelle déficientes ou inexistantes et le refus par certaines autorités religieuses de dispenser des contraceptifs comme le condom.
Wait a minute, wait a minute, did I just read that right?
A company sells a product and the "way it works is not fully understood"?
Talk about pseudo-science.
"Well, I gave you a colonoscopy but how that works, I do not fully understand. Can I have my 2,000 bucks now?"
Après avoir parcouru 632 kilomètres par autobus de nuit, je suis arrivé à Rouyn-Noranda un jour de pluie diluvienne avec comme objectif prendre le pouls du Festival du cinéma international, qui en est sa 26e édition.
En arrivant en ville vers 8 h le matin, j'ai eu quelques bribes de la déchéance économique de mon bled natal, en commençant par le festival des stationnements remplis de voitures neuves à l'entrée sud, une orgie indécente de tôle et de plastiques vendus à crédit; je dis indécente compte tenu du fait que nous avons déjà passé le maximum de production mondiale de pétrole et que nous amorçons un déclin inexorable de cette économie, pour le meilleur et pour le pire. Ensuite, les yeux un peu collés, j'ai pu constater à quel point, 15 ans après mon départ, le centre-ville de la capitale du cuivre est moribond. Quand je suis descendu en août faire une visite éclair, ce n'était pas aussi "mort".
Oui, il y a encore des institutions comme la Mercerie Hébert, où je me suis procuré des sous-vêtements, mais au terminus d'autobus, le petit resto/café desservant la clientèle est fermé, signe que le centre-ville est presque désert. Inutile de chercher de midi à quatorze heures pour trouver les raisons de cet état de fait. Après avoir exproprié des maisons et rempli inadéquatement un terrain marécageux près du centre-ville au milieu des années 1980 pour construire un deuxième centre commercial, la venue de Wal-Mart en 1998 a tué les quelques initiatives développées à bout de bras. Maintenant que l'économie est définitivement liée à l'exploitation des ressources naturelles, la ville est emmurée dans son économie primaire, se contractant et se gonflant artificiellement selon des variables totalement extérieures à la région.
Bon, je suis en train de faire du Foglia...
Rien pour me réjouir davantage de ce que j'allais trouver dans le dernier opus cinématographique de Desjardins/Monderie, les mêmes qui nous ont donné L'erreur boréale, et, plus loin dans le passé, Noranda et Des chiens en pacage. Le peuple invisible commence sur des images d'une réalité toute crue, pour tout de suite annoncer ses couleurs. Desjardins est souvent à l'écran, comme dans L'erreur, mais laisse quand même amplement d'espace et de temps aux principaux interpellés, les Anishnabe. Car Le peuple invisible n'est pas un film sur le sort de tous les Amérindiens du Québec mais bien plutôt sur ce qu'on appelait autrefois les Algonquins du Sud-Ouest québécois. Il brosse un tableau succinct mais assez complet de la situation de cette portion du 'Native American' sans tomber dans le mélo, même si par moment on a le "gargoton" pogné.
Chacun des établissements anishinabe est montré, sans retenue mais sans tomber dans le voyeurisme, avec juste assez pour faire comprendre et, évidemment choquer, puisque c'est un film pamphlétaire.
Les plus beaux moments de ce film sont, sans conteste, lorsque la caméra capture des instants de la routine amérindienne : des enfants qui jouent, sans surveillance, des concerts de musique country en trois langues, les vieilles mémé dignes qui ramassent le bois. Le file footage nous montre aussi des aspects du passé abitibien moins reluisant : la propagande catholique, la dureté de la vie nomade. J'ai quant à moi apprécié surtout lorsque les interlocuteurs nous montraient le paradoxe d'avoir un barrage construit à côté de son village mais de ne pas avoir la possibilité d'en retirer de l'électricité à faible coût, comme c'est le cas à Winneway, au Témiscamingue. Je n'ai été nulement surpris par les déclarations des intervenanta, qui sont la plupart extrêmement conscients de leur situation et des problèmes, et, surtout des solutions possibles.
En bout de ligne, Le peuple invisible fait son travail correctement, mais n'aura certainement pas l'impact qu'a eu L'erreur boréale . Je souhaite fortement toutefois que certaines personnes, comme le pseudo-maire de Val-d'Or, vont accepter de transiger aussi avec leurs voisins anishinabe en égaux, comme ils le font déjà avec les Cris...
Bon, comme j'ai pas toujours le temps de commenter tout à cause de mon oeil gauche, voici quelques liens d'intérêts divers.
N'avalez pas votre gomme. (Scientific American)
Des annonces déguisées en bulletin de nouvelles. How shocking... (Columbia Journalism Review)
Oups! Excusez-nous on a appuyé sur le mauvais bouton!. Les États-Unis prouvent que leurs capacités militaires sont de plus en plus approximatives, à l'instar de l'Armée rouge à la fin des années 1980... (Reuters)
On demande à des Américains d'indiquer leur pays sur une mappemonde. Beaucoup de Noirs ont eu la bonne réponse. (The Telegraph)
Fausse couche = avortement = pas remboursé. Ah, les joies de l'assurance santé privée. (The Consumerist)
Quasiment oublié ça.R.I.P. Paul Raven 1961-2007. Bassiste pour Killing Joke, Prong, Ministry, Murder Inc. et Godflesh. Si j'avais été bon, probablement que j'aurais cité ce gars-là comme influence déterminante.
Grâce à Antoinette, la petite famille et moi avons pu voir un très joli film japonais tiré d'une télésérie, Komaneko. Ce film raconte les mésaventures d'un chaton, son imaginaire et ses rencontres; il n'a aucun dialogue et les enfants qui étaient présents ont tous apprécié.
Une des plus grandes qualités de ce film je dirais, c'est son éclectisme pictural et une certaine naïveté assez touchante. Sautant de l'animation stop-motion au dessin monographique en passant par des interludes musicales, le film transporte le spectateur sans le brusquer, mais ne le laisse jamais languir non plus. Les espiègleries ont été aussi très applaudies par les enfants. Mon kid a eu le faible pour la scène où le chat et son nouvel ami construisent une maquette de ville...
Je ne sais pas si je vais me procurer le DVD publié en mai de cette année, car le kid a adoré le film Les Visiteurs, avec Christian Clavier et Jean Reno. Il a aussi rigolé un bon coup comme moi lorsque l'employé des postes se sauve en criant "C'est des malades" après avoir vu Reno et Clavier en costume médiéval.
Il est très facile pour un libertarien de convaincre un citoyen ordinaire nord-américain que le libertarianisme est la voie à suivre pour que, en tant qu'individu, nous puissions nous épanouir pleinement : le libertarien est anti-gouvernement, pour le libre choix du consommateur, lutte contre les abus de pouvoir, considère que la propriété est un droit inaliénable et que chacun a le loisir de pratiquer la religion ou les croyances qui lui plaît.
Comme toutes les utopies, tout va bien tant qu'elle demeure théorique. Quand on y regarde de plus près, et qu'on va au-delà du simple petit questionnaire politique Web à quadrants, on se rend compte finalement que le libertarianisme est non seulement inapplicable, mais qu'il pose de sérieux problèmes à la survie d'un très grand nombre d'individus.
Les libertariens prônent le "libre marché" cependant que très peu d'entre eux savent en toute connaissance de cause ce qu'un libre marché a comme conséquence sur l'économie humaine normale, de la vie de tous les jours. Ils n'offrent que très peu de réponses adéquates pour ce qui concerne la vieillesse, la maternité, l'élevage des enfants (au sens de s'assurer que les enfants comprennent et prennent leur place dans le monde des adultes), les handicaps mentaux et physiques, la maladie mentale, les pandémies.
Bien souvent, ils se rabattront sur des écrits théoriques composés par des Hayek, des Ayn Rand ou Nietzche, ou, plus souvent, emprunteront en bricolant du mieux qu'ils le peuvent d'autres doctrines politiques au passé douteux (certains sont content de s'en remettre à la sélection naturelle selon Darwin alors qu'ils n'ont jamais lu le livre Origin of the Species et ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de tomber dans l'eugénisme...)
Le libertarien a souvent le beau jeu d'un argument parce qu'il peut rester vague et donner l'impression qu'il laisse aux individus le choix de ce qu'il veut vivre, alors qu'en réalité, il tente de masquer le grand vide idéologique qui s'est creusé depuis qu'il a décidé sa défection du camp des "Étatistes"
En parlant de compréhension de faits réels, je relis mes back issues de La Paresse, histoire de conserver les quelques articles mémorables de ce quotidien qui gaspille beaucoup de papier, et je re-tombe sur mon pousse-crayon préféré : Claude Picher, le barbu de l'économie du gros bon sens.
Il explique dans son article sur la crise du 'sub-prime' qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter parce que, tenez vous bien : l'indice de consommation est élevé.
Les inquiétudes doivent être écartées non pas parce que les institutions financières touchées ont pris des mesures concrètes pour régler la situation, dans la transparence, ou que le "méchant gouvernement qui nous vole nos taxes" a été obligé une fois de plus de payer pour les épais qui se sont empêtré dans ce vicieux cercle financier, mais parce que, tenez-vous bien, "l'indice de confiance du consommateur reste élevé". Claude Picher est vraiment un ignare économique. Je l'ai lu faire ses comparaisons boiteuses et ses métaphores foireuses mais là, il a touché le fond du baril. Peut-être qu'il est simplement gâteux? En tout cas, si vous voulez de l'information économique solide, ne le lisez pas. Vous allez être confondus-dus-dus.
I guess living in one of the most poorest districts in North America (not counting Mexico) can affect the mind of people in various ways. I know it has influenced mine in more than one. I have a better understanding of how economies work, for example. My son, however, has no recollection of what was life on the Plateau Mont-Royal, since he was born a mere 24 days after the move was finalized. He has been to a lot of places though, and I never tried to hide what a former industrial city gutted to the marrow has to offer, never tried to sugar-coat the grim reality of a collapsing metropolis -- i contend though that the situation is less dramatic than if we would be living in Detroit MI or Johannesburg, SA.
This has paid off, in a way. Because during the week-end he has stated, quite straightfowardly, of the possibility that intelligent homeless people exist, as much as he knows about the fact that being rich does not mean you are more intelligent than the rest. There is no endoctrination involved here. He has come to the deduction through his own reasoning. He found out, just by watching his environment, that it takes intelligence to survive without your own money, that your strategies have to be well-thought out, and that a lot of rich people do really stupid things, like throwing stuff away that is still in perfect shape.
Knowing that my son has come to understand this simple truth by himself at the age of 7 makes me happy. He's not able to play the violin like a pro or hit a home run, but his radar is pretty sharp. Now if I could wean him off of tv a little bit more...
Israel is a normal country now.
It has young Neo-Nazis.
A school shooting in Cleveland, Ohio.
How original and surprising.
During summer time, the public school administration where my son goes asked parents for help cleaning up the premises. The chores were pretty straightforward : painting some billboards, dusting off some radiating heaters (1940's heavy duty type), cleaning the windows, and so on. Only a handful of parents showed up, unsurprisingly. I say unsurprisingly because parents in Quebec who are involved in their children's school affairs are a very tiny minority.Maybe it has something to do with school comissions, maybe it has to do with the cultural aversion to education, or maybe sometimes just plain lazyness, but it has an impact on the children's future and, by extension, OUR future.
Anyway, a handful of parents showed up and we managed to do a little difference on the school appearance. It seems it was not enough so the school admin hired a temporary janitor who was in rebound from some other place and was participating in a reinsertion program.
That is the theory offered to back up the explanation for the disappearance of the computers in the school's kintergarden where my son goes after school. I'm not sure about the story offered but whoever stole those computers, the first generation iMacs, is a complete loser and utter moron.
No, I mean, this guy is an absolute coward. Unable to set up a plan to rob real money to get rich or to come up with a fraud or a scam to get money from loaded people, he just takes away computers from a school in one of the poorest districts in North America. The thief, whoever he is, reminds me of this cokenose who used to leech everybody when I was living in Ste-Foy -- one of the most horrible places to live in the world -- a dude called Alain who was coming into my apartment to blast haschisch using our butter knives and our stove, who "offered" rides with his bad car, and asking us for money and cheated his adoptive parents by filching their pension fund and then having his stepsister taking the blame.
This total loser was stealing CDs in my collection. He was not stealing CDs to make money or because he was poor. He was just stealing money because he could, and because he needed to pay his drug addiction. I got revenge on that loser, but unfortunately the school computer thief still remains a mystery.
Lucky for him...
À mon entrée au CEGEP, je l'avoue, j'écoutais beaucoup plus la musique que les profs de mes cours -- une habitude acquise au secondaire -- et des chansons dont j'étais le plus accro, voici celles que j'avais réussi à voir en vidéoclip à MusiquePeluche, qui avait à peine un an à l'époque.
Red Hot Chili Peppers Fight Like A Brave avec Hillel Slovak à la guitare.
(Quand je les ai vus en show par contre, en 1988, John Frusciante était déjà à la guitare et DH Peligro, Ex-Dead Kennedys à la batterie, comme on le voit sur ce vidéoclip)
R.E.M. It's The End Of The World As we Know It
J'ai été bien content d'apprendre que Cliff Burton, le bassiste de Metallica, aimait bien ce groupe d'Athens. Oui, et j'étais aussi maigre que le kid du vidéo.
Hüsker Dü Could You Be The One?
Trio de gars au look ben ordinaire, du genre que j'ai longtemps apprécié et que j'ai découvert grâce à SST. Ils se sont séparés peu de temps après la sortie de ce vidéo.